mardi 9 juin 2009

Premières sorties

Si on regarde une coupe latitudinale de l'Equateur, ca fait un _/`´\_ Un chapeau de cowboy en quelques sortes. A gauche (à l'Ouest), c'est la cote Pacifique, il fait chaud, humide les gens sont dilettantes et trouvent que ceux des montagnes sont pédants. Au milieu, c'est la Sierra: un très grand plateau avec des dizaines de volcans. Le temps y est très capricieux, mais il fait toujours froid la nuit. On y vit principalement de l'élevage des Prim' Holstein et de leur lait. Les gens y sont pédants et trouvent que leurs voisins de la cote sont dilettantes. Enfin, à droite (l'Est), c'est l'Oriente: la jungle, la vraie. Il y a des Indiens qui ne coupent plus la tête de personne, du pétrôle (beaucoup apparement) et de plus en plus d'écotourisme avec toilettes sèches. Et tout ca dans un tout petit pays, ce qui fait qu'on change de climat et d'ambiance très rapidement. C'est sans doute une des choses les plus surprenantes ici.
Maintenant que Réka et moi sommes bilingues en espagnol (surtout elle), nous avons commencé l'exploration du pays, vous reconnaitrez facilement sur les photos.

Le milieu du monde:
En 1962 les O'Hara ont tracé une ligne jaune à 15 km au Nord de Quito. Cette ligne partage le monde en deux: le Nord et le Sud. Depuis, les O'Hara y accueillent chaleuresement les touristes qui aiment mettre un pied de chaque coté et se prendre en photo. Il faut payer 2$ pour entrer, 2$ pour la photo (par pied de touriste), 3$ pour les toilettes et 2 autres pour ressortir.
Mais en 1983 Ronald Regan invente le GPS et les O'Timmin découvrent que la ligne jaune des O´Hara est une usurpation, la vraie se trouve 243m plus au Nord. Il décident d'y tracer une ligne rouge pour y accueillir les touristes qui veulent prendre des photos. Comme nous sommes des touristes avertis, nous sommes donc allés prendre une photo chez les O'Timmin qui nous ont expliqué pourquoi les WC se vident dans le sens trigo au nord et l'inverse dans le Sud, pourquoi nous perdons des forces et de l'équilibre sur la ligne... Evidemment nous avons écouté poliment.

Mindo:
C'est une forêt primaire (donc intacte, dont le biotope n'a jamais été modifié par l'homme, ni par les Martiens) qui se trouve sur le versant Ouest de la Sierra. Il parait qu'on y trouve plus d'oiseaux et de papillons au mètre cube que n'importe où ailleurs. Les seuls que j´ai vu sont les oiseaux qui sont venus m'attaquer alors que je me baignais sous une cascade. Il faut croire que je les dérangeais.

Le marché de Machachi:
On a pas pris de photo, parce qu'il parait qu'on se le ferait piquer à coup sur. De loin l'endroit qui m'a le plus marqué depuis notre arrivée. Ici, c'est juste un marché du dimanche classique, dans une petite ville sans touriste, ou l'on ne vend pas de bonnet et de ponchos en laine. Des centaines de personnes qui achètent, vendent, troquent, mangent des fuits, des légumes, des plantes, des paniers, de la viande, des poissons, des crabes... Ici le marché, ca n'est pas la sortie du dimanche matin pour acheter bio, se donner bonne conscience et faire une bonne salade. C'est une grosse partie de l'économie d'une région qui se joue et se rejoue toutes les semaines, on sent que c'est vraiment le travail de la semaine qui s'y négocie. Chaque centime est important et ca va vite. Très vite. Nous avons acheté des bananes à 6cts l'unité, des oranges pour pas grand chose et de quoi faire une énorme soupe pour moins de 2$. Et avec ca, on sait qu'on s'est fait rouler.

Le Volcan:
Cf le message de Réka ci-dessous. Mais dans le fond, ca me dirait bien d'y retourner pour tenter l'ascension pour de bon (si il fait beau).

A bientôt.
Nicolas.

lundi 8 juin 2009

Dzsungel és vúlkán_ Welcome to the jungle and volcano

Rég nem adtunk hirt magunkról, de itt is minden olyan lassan megy mint valahol annak idején... mire megirja az ember lánya az üzenetet, és feltölti a fotókat, arra a képernyö vagy kialszik, vagy éppen egyet gondol a gép, s újra indul... persze mindent elölröl kell ilyenkor kezdeni. Tehát minden lassabb és nehezebb, tehát részben ezért isnincs olyan gyakran fotó, meg ha nincs friss hir.
A hétvegén ellátogattunk a Mindo dzsungelbe, ahol egy kábel vezet át egyik dombtetöröl a másikra: a "légi taxi"... egy hangulatos bajuszos pilóta segítségével.
Erdekes hely: nincs meleg, fény is alig akad, tele van virággal, meg vizeséssel... (képeken látható).

Van egy múzeum az egyenlitön, tele kisérletekkel, aminek fele sem igaz fizikai szempontból vizsgálva: a vizörvénylése a szifonban, 1m-rre az egyenlitötöl hogy változtat irányt az északi és a déli fél között (Coriolis erö)... meg hogy milyen kevés az ember ereje pont az egyenlitö vonalán... zsiványmese az egész...
Másnap ellátogattunk a Cotopaxi vúlkánra, és fejfájás nélkül kényelmesen felértünk 5000m-rre, a gleccser lábához. Ilyen magasan sosem jártam, érdekes, nagyon élveztük.
Onnan tovább már csak szegescipövel lehet haladni, meg kalapáccsal. Majd talán ha lesz még rá alkalmunk, megpróbáljuk. Szeretném ha visszamehetnénk. Most lemegyünk a tengerszintre 10 napra, s elvesz a magaslati türöképességünk.
Látható a képeken, hogy olyan nagyon hideg nincs ilyen magasan, itt az egyenlitön. Messze elláthattunk volna, sajnos ködös idöt találtunk odafenn.
A turista vezetöink : Carlos és Abbie, hangulatos társaság, szerencsénk van velük.


Mik az ország sajátosságai, eddig?

- tengeri malacot esznek: úgy hivják hogy "cuy"...,
- yucca levet isznak "chicha", amit csak az asszonyok készithetnek... szerencsére nem kellet megkostólnunk eddig; összerágják a yukkát és a saját "amylase" enzimjeikkel készitik... tehát megrágják és visszaköpik többször... Persze visszautasitani sértö lenne.

- fejet zsugoritanak, de a mai emberjogi idökben már csak majmokon gyakorolhatják hagyományukat. (Erröl is vannak képek a picasa-n).
- a wc-be papirt dobni nem szabad (vékonyak a csövek), igy mindenki egy kukába gyüjti nyomtatványát... egy kis idö eltelik mig az ember megszokja.
- kokát rágnak... vagy finom teát fogyasztanak (üzletben árulják, mint nálunk a mentát, sok jó anyagot tartalmaz, mint az ezerjófü, és nincs drog hatása)
- a papucs-autó csomagtartójában, hátul és egyedül szállitanak alvó gyermeket, 2 biciklikerék és pityókazsák közt, a Panamericana gyorsúton... messze állunk az európai normáktól, ahol babaszék is kötelezö...
- kicsik és kevés köztük az arányos ember, olyan "cövek" tipusok és nem különösen szépek
- a piac (Machachi-ban) tiszta és dús
, meg nem büdös, pl. Szeredához képest; jön hogy levest fözzön az ember. Vettem is egy bab félét, de furcsa, szét kell mégegyszer bontani, aztán inkább elajándékoztam a háziaknak, s most megyünk bablevest fözni, ismertebb babból .

Puszilunk mindenkit,

¡Hasta luego!
Réka

Nous n'avons pas donné de nouvelles depuis quelques temps, mais la connection est ici assez hasardeuse, et on a bougé un peu, enfin!
D'abord la visite d'un musé á côté de la Mittad del Mundo (pas le truc touristique, mais l'autre): On y trouve un tas d'expériences plus bidon les unes que les autres d'un point de vue scientifique: genre on a moins de force pile sur la ligne de l'équateur, ou l'expérience des syphons inversant le sens giratoire d'écoulement de l'eau selon l'hémishere... Coriolis ou pas, moi je n'y crois pas.
Donc découverte de la jungle, avec un taxi aérien, piloté par un moustachu détendu, et un gringo encore plus détendu, debout dehors sur un petit support et simplement accroché par un bras au chariot, à plus de 300m de haut... l'inconscient.

Puis la montagne, enfin retour en altitude, avec Abbie et Carlos, nos guides sympas (un bon tuyau pour ceux qui veulent visiter le pays, et tant qu'on y est, dans les bons tuyaux à noter également: notre auberge La casona de Mario: un Bob Sinclar émigré argentin, qui adore le jardinage).
Donc après 10 jours à Quito, jusqu'au pied du glacier, et cette fois sans migraine, l'ascension jusqu'à pas moins de 5000m (pied du glacier sur le vocan Cotopaxi), ne nous a plus posé de problème, on arrivait a plaisanter, à papoter, et à rire, contrairement à l'ascension du Pichincha ;-) Voilà, on est contents, c'était une première et ce fut génial.
J'espère qu'on sera assez en forme dans 10 jours (on redescend un peu au niveau de la mer) pour retenter une ascension, jusqu'au sommet cette fois.

Nico va vous parler des "cuy"- prononcer kouïe-, plat traditionnel à petites pattes... qui couine quand ils entendent en France la voiture du père de famille rentrer avec de la salade... on n'a pas encore goûté... Du bordel sur les routes... au choix : le gamin qui dort, seul, sur les sacs de patates et les vélos, sur l'arrière d'un pick-up, à 100km/h... vivent les sièges-bébés!
Ou des wc où il ne faut point jeter le papier... on collecte gentiment les paperasses du jour dans une poubelle à côté, la classe!!!

¡Hasta luego!
Réka

vendredi 5 juin 2009

Babel

Tout se mélange, il m'arrive de sortir des phrases comme "Zenzen értem nada" ou "Maaa, las montañas son nogy szép, sugoi dja nai?" Comprenne qui pourra, moi je n'y arrive plus. Bizzarement, l'Allemand se tient poliement à l'écart de tout ca, c'est déjà ça.

Donc on a décidé de prendre des cours d'espagnol. Back to school. J'ai ma trousse et mon petit cahier. Comme Réka a un niveau nettement plus avancé, elle apprend avec Jenny. Diego, mon prof me parle de foot et de préterit passé. Et bien figurez vous qu'en espagnol le v et le b se prononcent de la même manière. J'ai donc enfin compris cette illustre tirade d'Uderzo: "tous les étés les Ibères deviennent plus rudes". Enfin, on a bien progressé en une semaine, et autant faire ça au début. En plus, il fait beau à Quito en ce moment.

Et depuis une semaine, nos journés sont studieuses: devoirs le matin, cours tout l'après midi et le soir, on fait notre popote à l'auberge. Nous n'avons jamais autant cuisiné et nous tenons à vous faire part d'une recette assez étonnante que nous avons découvert un peu au pif Réka et moi:

Ingrédients pour 4 personnes:
- 400g de poitrine de poulet
- 2 carottes
- 2 poivrons rouges et un vert
- 2 grosses tomates
- 300g de crème fraiche
- Un citron vert
- des galettes type tacos ou fajitas (comme tu préfères)
- 2 càs de sauce soja
- Surtout pas d'oignon.
Préparation:
- Couper le blanc de poulet en lamelles.
- Raper les carottes très finement.
- Couper les poivrons et les tomates en petit dés de 1cm3
Cuisson:
- Faire revenir le poulet dans un peu d'huile d'olive.
- Dès qu'il commence à dorer, ajouter ensemble les carottes, les tomates et les poivrons.
- Presser un demi citron dans la poele.
- Assaisonner avec la sauce soja.
- Laisser mijoter à feu doux pendant 45 min.
- Rajouter la crème fraiche et l'autre moitié du citron

C'est prêt, il ne reste plus qu'à faire chauffer les galettes et à les bourrer avec la garniture. Dites nous ce que vous en pensez, on a tellement aimé qu'on a voulu l'ecrire pour ne pas l'oublier.
Si tout se passe bien, on pourra bientòt vous montrer des photos de la jungle.
A bientôt,

Nicolas

samedi 30 mai 2009

Le volcan Pichincha vulkán : checkmate

Ma megpróbáltunk felgyalogolni (mászni) a 4680m-es Pichincha vulkànra... de feladtuk 4500m-en... a fotókat csatoljuk majd, szép táj volt végig, a quitoi leszàlló repülök fölött gyalogoltunk a hegyoldalon... csak a helybeli cserkész gyerekek szökdöstek a sziklák közt mint a zergék... mi alig birtuk, illetve én adtam fel mert Mikike még türte volna. Majd megszokjuk, még koràn van: csak 3 napja vagyunk 2900m-en...

Van egy szójáték a fent levö szövegben, de nem tudtam csinosra
fordítani magyarul... a sakkal volt kapcsolatos. Na mindegy, 4 lépésböl Mikike sakk-mattot adott "le coup du berger" fogással...
Puszilunk mindenkit
Réka, és Mikike, ki piheni a magaslati fejfájást :-)



Le jeu d'échecs prévu au sommet du Rucu Pichincha à plus de 4680m s'est transformé en... un autre type d'échec... nous avons dû abandonner l'ascension près du sommet, à 4500m... gros mal de crâne et difficultées diverses (j'ai frôlé le knock out)... senstaions décrites par Nico comme un "lendemain de cuite avec mélange whisky et vin"... en effet, tenter cette ascension seulement 3 jours après notre arrivée, était exagéré, mais un bon test pour connaitre nos limites, les miennes surtout : échec et mat pour cette fois :-) Mais on récupère très vite et on se détend bien en redescendant!
Bises à tous, Réka
(et Nico, qui cuve son mal de l'altitude, hi hi)

PS: ceci dit,
Nico m'a eue en 4 coups par le coup du berger (= le mat du sot...) ... à seulement 2800m d'altitude...

jeudi 28 mai 2009

Premier jour sur l'équateur, à Quito - Elsö nap az egyenlítön, Quito-ban

Après pas loin de 15h de vol, de 4 décollages et atterrissages, nous avons enfin découvert le ciel andin surplobant l'Equateur, perçé par les cimes des volcans culminant à plus de 6000m. Un tel paysage a de quoi réconcilier les âmes fatiguées par ce long trajet et la nuit blanche (plus pour Nico, moi j'ai pu dormir un peu, l'avantage d'être petite). Nous avons posé nos valises dans une auberge calme et bien sympathique conseillée par un habitué bisontin de Quito, où la moitié des pensionnaires est... française. Le jardin est superbe, l'accueil chaleureux. On vous envoie les photos dès qu'on arrive à bidouiller les restrictions de réseau ou je ne sais quoi. Ah oui et encore une chose: un jeu d'échecs prévu á 4794m, á Pichincha, juste á côté de la ville, accès en téléphérique... histoire de voir quelle est notre limite à chacun pour le début des symptômes du mal des motagnes (normalement ça se teste en France dans une cabine... :-)

Most Magyarul, mert aki érti annak biztos jobban esik, s valljuk be, nekem is. De ez maradjon köztünk ;-)
Tehát egy 15 orás repülés után, szép meglepetésként ért a táj felfedezése, magasból. A fotókat hamarosan csatoljuk, kicsi teknikai zavar van a gépekben, de majd megmutatjuk a tájat. Sikeresen megtaláltuk Miklóskával a családi ajánlott hotelt, nyugalmas és hangulatos. Sajnálom hogy nem jött össze a fotók átültetése, reméljük a következö napokra sikerül. Ma pihenés, holnap intézkedés a gálápágoszi út megszervezésére. Aztán felmegyünk a felvonóval a Quito melleti Pichinchára, 4794m-en a csúcs. S egyet sakkozunk odafenn ha még tudunk koncentrálni az oxigén hiány miatt, hi hi... S majd hamar kiderül kettönk közül kinek milyem magasságban van a határképessége a magaslatra.

¡Hasta luego!
Réka

mercredi 27 mai 2009

SNP (Standard Number of Parts) optimal



Hé hé, j'ai pas encore perdu la main en coefficient de chargement.
Mais j'ai pas réussi à caser la brosse à cheveux, il me reste donc deux heures pour trouver un coiffeur avant de filer à l'aéroport.

Schuss
Nicolas

lundi 25 mai 2009

Presque

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Bonjour à tous et bienvenus sur le blog.

On a donc opté pour un blog, pour donner des nouvelles au plus grand nombre. Au moins à ceux qui vont souvent sur Internet, pour les autres, pas de soucis, on fera comme avant, on enverra des mails.
J'espère humblement qu'on va s'en sortir avec toute cette technologie parce que ni Réka ni moi ne sommes vraiment experts en blog, htlm, javascript, adsl... Donc si vous ne voyez pas de nouvelles pendant un certain temps, tout va bien, c'est juste qu'on y arrive pas. Enfin, le blog est opérationnel et je crois que j'ai compris comment poster des photos, ce qui sera sans doute le plus sympa pour vous tous. Ça devrait aller.

Ça y est, on y est presque, on part dans trois jours. Je crois qu'on a réglé 95% des procédures administratives nécessaires et suffisantes pour quitter la mère patrie plus de trois mois (si c'est moins, c'est plus facile). Et pour les 5% qui restent et qui restent désespérément insolvables, on compte beaucoup sur l'indolence de la Sécu, l'inertie du Fisc et l'inexpérience de Paul Emploi.

De mon coté, je suis prêt: j'ai perdu 8kg, et j'en ai repris 3 (du muscle bien sur), je cours comme un lièvre et je nage comme une grenouille. Je suis vacciné contre plein de vilaines maladies comme l’hypopituitarisme tardif, la fièvre d'Urbicande et l'abominable syndrome de Botte. Je suis équipé de goretex et de damart de la tête aux pieds. J'emporte même une paire de sandale batave que je compte bien porter de temps en temps avec des chaussettes blanches - j'essaierai de prendre des photos - mais avant je me laisserai friser la barbe. Il y a encore deux mois, je n'avais aucune idée de l'existence de tout ce matos dit "technique". Sans Réka, je partais benoitement avec un short en velours, un kawé et des pataugases comme au bon vieux temps des scouts. Mais c'est vrai qu'on avait toujours froid, qu'on était mouillé et qu'on sentait pas bon. Bref, c'est l'habit scout qui m'éreinte. Et enfin, je répète sans cesse la seule phrase que je sais dire en espagnol pour ne pas l'oublier: "?Puedo ir al baño?" - le prof se reconnaîtra.

Réka a mis à contribution quatre ou cinq confrères médecins, a travaillé de longues heures pour penser, faire, défaire, refaire et enfin confectionner la pharmacie parfaite. Je suis sur qu'elle vous en parlera et ce message s'adresse à tous les aventuriers qui préparent leur départ: ne cherchez plus, demandez nous la liste des médicaments qu'on emporte et faites exactement pareil. En tous cas, je suis admiratif, reconnaissant et entièrement confiant pour notre santé sur place.

Plusieurs personnes m'ont dit dernièrement: "Dans le fond, ça m'étonne pas vraiment que tu partes, ce qui est plus étonnant c'est que tu partes en Amérique du Sud". C'est un peu vrai, j'y connais rien à l'Amérique du Sud. Je révais plutôt de Croatie, d'Ethiopie, de Mongolie ou de Tasmanie et de Félicie aussi. Mais après tout, le Temple du soleil est l'un des meilleurs Tintin, j'ai toujours eu un faible pour Zia des cités d'or, les miss mondes sont made in Vénézuela et j'ai vraiment très envie de voir des lamas. Et puis surtout, il suffit de voir les yeux de Réka qui pétillent quand on lui parle des Andes pour avoir envie d'y aller, mais ca c'est elle qui le racontera.

A part ça, nous comptons bien atterrir le 28 mai à Quito, y trouver une auberge pour quelques jours, s'accoutumer gentillement à l'altitude, changer d'hémisphère plus de 100 fois en une minute, voir des volcans très beaux et très hauts, peut-etre y monter, aller aux Galapagos s'il reste une cabine dans un bateau.
Une fois arrivés on vous donnera sans doute plus de détails sur l'itinéraire et les objectifs.

En attendant, je suis maintenant vraiment très impatient de partir, nous devons encore finir de traiter les vêtements contre les moustiques, boucler nos sacs, et apprendre par coeur les numéros d'opposition des cartes bleus, mais avant ça, Réka et moi tenons à vous remercier tous très sincèrement pour tous vos encouragements.

Nicolas.
PS: deux petits contrepets se sont glissés - dont un belge.