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lundi 24 août 2009

Adios Perú

Ca y est, après presque deux mois au Pérou, on s'apprête à passer la frontière, et il faut bien avouer qu'on quitte le Pérou avec plus de regrets que l'Equateur.

La seule conclusion que nous pouvons faire aujourd'hui, c'est de noter la recette du Pisco Sour de Pichin (le gars barbu qui se marre comme une baleine sur la photo) pour ne pas l'oublier.

- Une tasse de citron vert pressé.
- Une tasse de sucre blanc.
- 3 tasses de Pisco Sour (je suis sur que ca peut aussi marcher avec du Gin)
- 2 blancs d'oeufs
- Plein de glacons
Passer tout ca au blindeur pendant 5 minutes et boire très frais.
A bientôt,
Nicolas et Réka

samedi 22 août 2009

Arequipa & Colca Cañón

Hello,


Arequipa ou la ville blanche, est nommée ainsi en raison des constructions en pierre volcanique blanche, C'est la 2ème plus grosse ville du Pérou, elle revendique sa différence, voire son indépendance. Le cloitre Santa Catalina compte parmi un de ses joyaux. Ses murs ocres et bleus rappellent les constructions du Maghreb, d'ailleurs c'est l'influence du Maghreb sur les Espagnols qui transparait dans ce style (info confirmée par la dame qui nous a guidé dans le cloitre).


Et comme le monde est petit: on rencontre au sein du cloitre un ancien camarade de lycée, que je n'ai pas vu depuis 13 ans... excellent :-)



Nous sommes aussi partis voir les condors, lors d'un trek de 2 jours, au Colca Cañón. Ici on dit que c'est le plus profond du monde... mais il y en a deux au Tibet et en Chine, encore plus profonds (près de 6000m). Mais ce qui compte ici, c'est que c'est plus profond que le Grand Canyon du Colorado. Ca c'est officiel.

On y a vu un volcan émettre quelques fumerolles, puis rien, c'est pas très rassurant, hi hi.



Le volcan El Misti ne fera finalement pas partie de notre programme... s'agissait encore d'une grimpée de nuit, mais cette fois sans glaciers = c'est un tas de sable. Nonchalance? Peut-être...

Bises à tous, Réka

ATTENTION: cette fois il y a 2 liens photos en fin de texte

Arequipa, illetve a fehér vàros, a volkanikus habköépitkezésröl kapta nevét. Nevezetessége a Santa Catalina kolostor, 1580-ban épült, a gazdag Spanyol kisasszonyok részére. Építkezési stílusa arab vonatkozású, piros és fehér falaival. S kicsi a világ, mert egy régi liceumi osztálytárssal találkoztam a kolostorban... érdekes :-)

Megjártuk a Colca Cañónt is, kondor keselyüt lesni : 10-15 kilós madarak, 70-80 évet élnek, ök is 18-évesen válnak nagykorúvá :-) Itt azt àllitják hogy ez a világ legmélyebb szakadéka... de Tibetben és Kinában két sokkal mélyebb talàlható, és végül is az a fontos itt, hogy a Colca Cañón mélyebb mint a coloràdói Grand Canyon. Ez hivatalos adat.

S láttunk egy füstölgö vulkánt, alig tartott egy-két percig, de nem nyugtató, mi? Hi hi.

Az El Misti tüzhányó megmászása (megint éjjel, 5822m) nem kerül sorra... talán henyélésböl, ki tudja :-) Ez a vulkán az Arequipa város egyik szimbóluma... (làtható a fotókon a piacasa-n).

Puszilok mindenkit, Réka

FIGYELEM: két picasa fotó kapcsolat található ebben a bejegyzésben itt alúl


Arequipa

Colca Cañon

lundi 17 août 2009

Ze bull fight

Il y a de ces journée qui ne se terminent pas du tout comme elles commencent.

Après un énième bus de nuit, donc une énième nuit blanche entre Cusco et Arequipa, nous sommes arrivés vers 6h ce matin dans notre auberge recommandée depuis longtemps par nos amis Italiens. Fatigués, courbaturés, nous nous apprétions à passer une journée de repos comme nous le faisons souvent après ces pénibles voyages en bus. Mais rien ne nous avait préparé au Yunta Wasi et à son aubergiste en chef l'irrésistible Pichin, que nous avons déjà surnomé Poséïdon.

A peine arrivés, Poséidon nous propose de l'accompagner à la finale nationale de combats de taureaux qui a lieu l'après-midi même dans l'arène de la ville. Ok. Mais avant ca, on prépare une tournée de Pisco sour, une espèce de Gin & Tonic local avec du blanc d'oeuf. Si c'est frais, c'est bon, sinon, c'est infect. Bref, on prend l'apéro, on se tape sur le ventre et on file dans l'arène. L'ambiance me rappelle les fêtes de villages. Il fait chaud, le soleil tape, plein de monde, des sombreros, beaucoup de poussière, des stands de nourriture tous les 10 mètres, beaucoup de bières et les urinoirs qui vont avec, des billets de banques qui s'agitent pour parier, des enfants qui jouent, des femmes qui minaudent et quelques bonhommes qui prennent ce sport très au sérieux. On comprend pas toujours ce qu'ils crient, mais une chose est sure, ca leur tient à coeur. Les taureaux font se qu'ils peuvent, parfois ils s'ignorent, la plupart du temps ils finissent par se mettre sur la tronche. Mais il n'y a pas de sang, apparement pas de blessures, surtout des bons coups de boules et les combats sont assez courts.

Kiki: quand j'ai rencontré Réka, elle avait un petit cochon d'inde qui s'appelait Kiki. Kiki reconnaissait la voix de Réka et lui témoignait une grande affection. Je crois que c'était réciproque. Kiki a eu une mort digne, il a été emporté par un renard qui rodait dans le jardin de Margency. Finalement, c'est pas si mal pour un cavia porcellus de réintégrer la chaîne alimentaire naturelle.
Le 16 aout 2009, Réka n'a sans doute pas pensé à Kiki quand elle a croqué à pleine dents dans le cousin par alliance de Kiki. Bon, le cobaye, ca n'est pas mauvais, mais cuit, ca ressemble vraiment à un rat et il n'y a pas grand chose à manger.
Bref, une journée bien chargée qu'on oubliera pas.

A bientôt,

Nicolas
Pour voir toutes les photos du bull fight, cliquez ci-dessous

Arequipa - Bull fight

samedi 15 août 2009

Machu Picchu


Na megjàrtuk ezt is.
Machu Picchu, az egykori Inka Birodalom romvárosa, az UNESCO Vilàgörökség része. A hagyomány szerint az 1460-as névekben – az inka király – Pachacutec Inca építtette. A város fél évszázadig virágzott, majd kb. 400 évig „pihent”, míg 1911-ben újra felfedezték (Hiram Bingham).


Hogy lehet feljutni a Machu Piucchu (MP)-ra? Hàrom lehetöség àll fenn:
- helikopter azoknak akik nem birnak a pénzükkel,
- vonat és busz a sörhasas gazdagoknak (több mint 100 dollàr a vonat),
- vagy sàtor, bot és jó cipö, a fiatalabb motivàltaknak.

Lényeg az hogy egy 4 napos nehéz tùra utàn hajnalban 2h40-kor kelünk, hogy az elsök közt érjünk a kapuhoz. Az Agua Calientes vàrosból kb 30 percre van az Urubamba hegy, s onnan a csúcsra meg egy óra gyors katonàs gyaloglàs, lépcsökön végig. Itt ül buszra aki lusta meg gazdag, vagy aki nem akarja elérni a Huayna Picchu pecsétet. Maga a telep 6-kor nyit. Akkor rohanàs, hogy legyünk az elsö 400-ban, a Wayna Picchu pecsétre, a telep túlsó felén. Aki utàna ér oda, az nem jut fel.

Mi az 5 napos Salkantay-tùràval értünk az Inka-k romvàrosàba. Nagyjàból egy korosztàly a csapat, heten voltunk. Sok érdekes kaland színezte az utazást: szelid kismajom egy kempingben, szelid papagàj egy màsik helyen, temérdek macska szinte minden este, meg egy sebesült svàjci utitàrs... Az ösvényen lefelé, diszkréten egy kényelmes bambusz WC-t akart faragni magànak nagy gyorsan, de a svajci bicska a làbszàràban àllt meg... Volt ott "scheise" elég... :-)


Amúgy tele van túristàval: naponta àltalàban 3000 làtogatòja van a MP-nak, abból az elsö 400 aki gyorsan fut feljuthat a Huayna Picchu-ra, az a csúcs hàttérben amit minden fotón làtni lehet. Mi is gyorsan szaladtunk... ez a kép itt a Huayna Picchu-n készült.
Ime egy video franciaul... gúnyolodunk azzal a falcs kifejezéssel hogy mindig azt mondjàk az itteni utazók hogy "j'ai FAIT le Machu Picchu, etc" tehàt hogy "csinàltam" a Machu Picchut, stb...
Lényeg az, hogy hihetetlen hisztéria van az egész körül. Próbáltuk megfejteni az okàt, miben rejlik ez a tömeghisztéria a MP irànt... de még nem egészen tiszta.
Annyi igaz hogy szép, titokzatos, az inkák kiváló építőmérnökök és nagyszerű útépítők voltak. Római színvonalon építkeztek.

Puszilok mindenkit, Réka

Que vous raconter de plus sur le Machu Picchu? On l'a FAIT, voilà! Check! Je laisse le soin à Nico pour les descriptions historiques.
Sinon, le trek Salkantay fut notre moyen bien mérité d'y accéder. Pas facile comme trek, mais on s'est bien marrés, faut le dire: l'équipe internationale qui composait notre groupe a contribué à la bonne ambiance, émaillé par le "scheise" 'incident de Jan, notre ami Suisse, qui en voulant se tailler un nid douillet dans les bambous pour la grosse commission... a perdu le contrôle de son couteau suisse, pour finir la course de la lame en décorant son mollet d'une belle plaie bien nette comme il faut. Les soins militaires ont eu raison de la science médicale... tant pis, la prochaine fois je m'écouterais, et je suturerais, même si la stérilité n'est pas au RV, comme l'a suggéré un ami chirurgien.
Le ponpon de tout cela c'est quand même l'arrivée au MP: lever a 2h40, pour grimper l'Urubamba, pour être dans les 1ers à rentrer, puis dès qu'on franchit la porte, c'est sauve qui peut, tout le monde se met à courir comme des attardés, ça m'a rappelé l'ouverture des amphis le matin en 1ère année de médecine... Tout cela pour être dans les 400 premiers pour le Huayna Picchu ... On a bien essayé de comprendre les mystères de l'hystérie mondiale pour le MP, qui certes est impressionnant et gardera bien ses secrets pour l'éternité je crois, mais pour le moment on reste encore en questionnement. Pourquoi le MP et pas Kuélap? Le fin mot de l'histoire c'est que personne ne sait quel ètait le vrai nom de ce peuple, puisque le mot inca leur a été donné par les espagnols en raison de leur coiffe de plumes (c'est un mot quechua, histoire á vérifier).

D'la folie, j'vous dis!

Bises à tous, Réka

PS: Une grande 1ère pour nous: nous avons joué avec un petit singe!


On a FAIT le Machu Picchu

Les gens FONT le Machu Picchu. On pourrait visiter le Machu Picchu, ou bien s'y rendre, le découvrir, ou tout simplement y aller ou le voir, mais non, on FAIT le Machu Picchu. (j'ai vérifié, ca vaut aussi pour les autres langues). Bon, il y a aussi des gens qui font le Pérou, qui font la Bolivie, l'Inde, etc, mais ca c'est encore autre chose. En passant, il y en a beaucoup moins qui font la Belgique et ca c'est un tort.

Pendant notre visite du Machu Picchu, Réka et moi avons compté qu'il y aura bientôt pratiquement 1% de la population mondiale qui aura fait le Machu Picchu, bon on a aussi compté que les toilettes publiques du site se mettent dans la poche pas loin de $1000 tous les jours. Merki. Mais 1%, c'est énoooorme, non?

Le Machu Picchu, c'est toujours très loin, parce qu'évidemment c'est pas les Péruviens, les Boliviens ou les Equatoriens qui visitent le site. C'est souvent très cher, ou alors il faut beaucoup marcher et se lever très très tôt. Bref, ça reste quand même nettement moins accessible que la Sainte Chapelle et la Conciergerie qui mériteraient certainement la même fréquentation que le Machu Picchu.

J'ai bien regardé autour pour essayer de comprendre. Ce n'est certainement pas par passion pour la culture Inca qui y draine autant de monde. Il y a sans doute des ferrus d'Inca, mais pas 3000 par jour, en plus, il faut bien admettre que sans visite guidée on y comprend rien et qu'avec une visite guidée, on comprend surtout qu'on a pas encore compris grand chose sur la civilisation Inca.

Alors, pourquoi est-ce que tout ce monde fait le Machu Picchu? Je ne veux pas croire que c'est uniquement pour briller dans les diners mondains. Mais pourquoi donc est ce que le Machu Picchu c'est bien? Voilà les quelques réponses (plus ou moins malhonnètes) que j'ai trouvées.

D'abord, parce qu'il fait chaud, et comme tout le monde se les gèle à Cusco avant d'y aller, ca fait du bien de s'y réchauffer au soleil. Aussi, il n'y a presque pas de moustiques, contrairement aux deux derniers jours de la randonnée que nous avons faite pour y arriver.
Parce qu'on est tous attirés par les constructions en vielles pierres avec des murs épais, des poutres apparentes avec une vue dégagée sur les montagnes alentours, le type de barraque authentique qu'on a tous envie d'avoir pour couler nos vieux jours dans le Perigord Noir.
Parce que la pelouse est impeccable (de frein), tondue à raz. Ca ressemble à un golf, une espèce de nature organisée, entretenue, à la Baudelaire. Et tout le monde trouve qu'un golf c'est esthétique, même ceux qui ne veulent pas en jouer. Bref, c'est vraiment esthétique.
Enfin, parce que c'est grand, et qu'on se perd assez volontiers dans les dédales de pierres. Ca nous rappelle sans doute la petite peur qu'on avait gamin dans les labirynthes en verre des fêtes foraines.

Voilà, donc le Machu Picchu, ça vaut la peine. Pour y aller sans prendre le tourist-racket-train, c'est possible de suivre le traditionnel chemin de l'Inca, mais il n'y a pas de place avant 2054 et on avait pas le temps d'attendre. Donc, nous y sommes allés presque à pied pendant 5 jours, par la randonnée "alternative" dite du Salkantay. Nos compagnons de route étaient des plus sympathiques. On a eu très froid en passant des cols de montagne, puis très chaud quand on est redescendu vers la jungle. On a croisé pas mal de petits chats, pour le plus grand plaisir de Réka, puis aussi un petit singe qu'on a surnomé Sabotage, et un perroquet. On a mangé des kilos d'avocats qu'on avait presque qu'à cueillir sur la route. On a passé plusieurs heures dans les thermes de Santa Theresa. On a suivi la voie ferrée sur les derniers kilomètres. Le dernier jour, hysthériques, nous nous sommes levés à 2:30 pour grimper au Machu Picchu et être surs d'être dans les 400 premiers qui auront le droit de grimper encore plus haut au Huayna Picchu, la montagne qui surplombe le site. A 4:00, nous faisions la queue à l'entrée du site, dans les 20 premiers, puis à 6:00 les portes de la cité perdue des Incas se sont ouvertes et nous avons enfin pu FAIRE le Machu Picchu. Youpi!

Mais, si vous voulez voir tout ca en image, il faut cliquer vers le petit lien ci-dessous:


FAIRE le Machu Picchu par le Salkantay

Nicolas

Cusco, c'est mégalo

Bonjour à tous,

Depuis Lima, nous avons pris un bus. 21 heures, sans arrêt, dont 15 heures de route dans les montagnes. Il y avait dans le bus pas mal de touristes qui venaient d'atterrir à Lima et qui comme nous se rendaient à Cusco. Donc avec le décalage horaire, le process d'adaptation gastrique à la nourriture locale et à l'altitude, ce voyage était vraiment délicat pour les estomacs sensibles. Comme nous étions assis à l'arrière du bus, nous avons pu suivre tout au long du voyage la procession de gens qui rampaient littéralement pour aller faire ce qu'ils avaient à faire dans les toilettes. Ca ne nous a pas empêché d'apprécier les 5 projections de film et en particulier Mon Beau père et moi, un excellent film avec Ben Stiller que nous conseillons à tous.

Arrivés à Cusco, nous avons trouvé un hotel pas trop cher pour le coin, puis retrouvé nos amis Suisses, pris un déjeuner et dodo.

Le lendemain, nous avons fait la visite tourisique de la ville, c'est superbe, sans aucun doute la plus belle ville que nous avons vu jusqu'à aujourd'hui en Amérique du Sud. C'est bourré de touristes, qui viennent d'abord parce que c'est facile grâce à l'aéroport international, ensuite parce que c'est le point de départ pour l'incontournable Machu Picchu, l'une des 7 nouvelles merveilles du monde d'après l'Unesco.

Cusco était jadis la capitale des Incas. Il y a beaucoup de constructions érigées sur les ruines des batiments Incas. Et donc, à chaque coin de rue, on peut admirer toute la science des Incas pour l'agencement des pierres. Ca m'a d'ailleurs rappelé un documentaire que j'ai vu à la télé il y a très longtemps, sur Cusco. Il y avait un gamin Péruvien avec un bonnet en laine qui montrait d'un coté de la rue un mur Inca avec des pierres parfaitement agencées, sans mortier, sans jeux, sans vide et de l'autre coté un mur construit par les Espagnols au XVIe siècle. Et le gamin disait en ricanant: à gauche, le mur des Incas, et à droite celui des incapables.

Sinon, je songe à profiter des "books exchanges" internationaux du coin pour rationnaliser notre bibliothèque qui commence à peser un peu trop lourd dans mon sac.


A plus tard pour le débriefing du Machu Picchu.
Nicolas





Pour les autres photos de Cusco, cliquez sur le lien ci dessous,


Cusco

vendredi 7 août 2009

Lima

Ah, qu'est ce que ca fait du bien après toute cette nature de retrouver une grande ville polluée avec sa vie, ses gens, ses humeurs, ses bruits et ses odeurs. Plusieurs fois, on nous avait dit tout le mal du monde sur Lima, à tel point que nous avions même envisagé de la contourner. Nous ne sommes restés que deux petits jours à Lima, mais nous avons profité de chaque minute. Même Réka qui honnit (hi-han) les grandes villes autant qu'elle adore les beaux paysages, la nature et les grands espaces a avoué que ça faisait du bien de revoir des boutiques pleines, des Mc Do, des musées, des expos, de l'activité et des gens pressés.


Sans doute que nous avons eu de la chance, probablement aussi parce que nous avons fait exactement ce que déconseillent les guides pour aventuriers de l'Amérique du Sud: accepter la proposition du taxi que nous avons pris le matin même de notre arrivée de nous faire faire un tour express de la ville en une journée. On a un peu hésité, et puis on a compris que le taxi n'était autre que Will Smith qui s'offrait un peu de bon temps loin d'Hollywood, sous le pseudonyme de Luis, c'etait donc Luis Smith.
Et bien Luis Smith était le guide le plus sympa qu'on peut trouver pour un tour express de Lima. Il nous a trainé dans tous les coins de la ville, avec à chaque fois des explications prolixes et pertinentes. Il m'a expliqué que Renault ne percerait jamais au Pérou tant qu'il n'y aurait pas de 4x4 dans la gamme (j'ai pas eu le cran de parler du Koléos). Il s'est bien marré quand on lui a dit le prix d'un appart à Paris, et nous a montré un peu plus tard dans quel quartier on pouvait acheter une belle petite maison à Lima pour 10 fois moins. Il nous a conseillé d'aller voir l'expo "el cuerpo humano", nous a confirmé que 90% de la police Péruvienne est corrompue et les 10% restant corruptibles. Il nous a évidemment confirmé que le Pérou était le meilleur pays d'Amérique du Sud, et Lima la seule ville valable dans ce pays. Bref, je pense que si nous avions passé une autre journée avec lui, on s'instalait à Lima pour de bon.


Et puis, nous avons aussi eu la bonne surprise de retrouver dans notre hotel deux camarades Italiens que nous avions rencontrés à Chachapoyas. Ca fait toujours plaisir. Enfin, on mange bien à Lima, on trouve de tout, ca nous change un peu du poulet et du riz.


A bientot, Nicolas










Lima

samedi 1 août 2009

El Pisco

Bonjour à tous,

Pisco est une ville du Pérou, c'est aussi une région du pays. D'ailleurs, comme toujours, Pisco est la capitale de Pisco.
Le Pisco est aussi une eau de vie à base de raisin qui est un peu la boisson nationale au Pérou, mais le Chili en revendique aussi la paternité, alors ils se font un peu la tronche pour cette raison. Bref, on essaiera de tirer tout ca au clair quand on sera au Chili.

Mais le Pisco qui nous interesse aujourd'hui est surtout l'un des glaciers de la Cordillère Blanche. Je suis allé en haut du Pisco parce que c'est le seul sommet du coin avec un nom dont je pouvais me souvenir, et sans doute aussi parce que c'est l'un des seuls accessibles simplement avec une bonne paire de guibolles, un bon bonnet, des crampons et un piolet. Pas besoin de gogo gadgets au poil pour y aller.


Réka, raisonnable et pragmatique avait décidé de m'attendre sagement au camp de base. Elle avait pour ca deux bonnes raisons: il faisait très froid et surtout elle ne voulait pas attraper la grosse tete en cas de réussite.

J'ai donc fait la ballade avec Bernard-Henri, le guide local, increvable et inoxidable et un jeune ours brun Californien, Galin, lui aussi guide de montagne dans son pays. Bref, avec deux pros comme ca , je n'avais pas le droit de faire foirer la course.

Bon, comme toutes les ascensions, il y a toujours un process: une petite nuit dans une bonne tente au camp de base à 4650m, puis debout à minuit pour démarrer à 1h du matin. Traversée de la morena avant d'arriver au pied du glacier deux heures plus tard. On s'encorde, on met les crampons et un deuxième bonnet, puis on attaque le glacier. Il y a des passages ou ça grimpe dur dur, d'autres ou c'est un peu plus plat. Il fait noir et ca fait mal au pied. De temps en temps, on entend une avalanche sur les glaciers alentours. On a du s'arrêter trois fois en tout, mais pas trop longtemps, il faut rester en mouvement pour éviter de perdre un doigt de pied à cause du froid. Les 30 derniers mètres sont un peu rudes, et on arrive au sommet à 5760m, un peu avant 6h, juste pour voir le lever du soleil. Bah, c'était très beau. Personne, pas un seul nuage, juste les autres sommets qui changent de couleur avec le soleil. Bernard-Henri en a profité pour passer quelques coups de fil à sa copine Arielle (apparement, c'est le seul endroit du coin ou ca capte), mais Galin et moi, on était vraiment contents. La descente, c'est pareil, mais dans l'autre sens et puis il fait jour, alors on peut voir les crevasses et les congères.

Vers 10h, on était de retour au camps de base. Un peu plus haut, Réka nous avait rejoint souriante, avec un bon café, des croissants chauds et des tartines de nutella.

Au final, je pense que ce type de grimpette vaut presque un semi-marathon, mais on croise quand-même moins de monde. Avis au copains d'entrainement de la minière...

Schuss,
Nico
Ci dessous, une petite vidéo prise à l'insu de Réka lors de la descente du camp de base:



Et ci-dessous le lien vers toutes les photos du Pisco:

Fakanàl: murok tészta _ Gâteau de carottes

Egy zamatos murok (sàrgarépa) tészta, hihetetlen de igaz, finom! A túravezetönk (illetve mamàja) pontositotta a receptet:
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Hozzàvalók:
  • Fél kiló reszelt murok
  • 7 tojàs
  • 2 narancs leve és reszelt héjja
  • 4 csésze liszt (de hogy mekkora? egy vizespohàrnyi? olyan 10 centis poharat mutatott)
  • màsfél csésze olaj (de lehet hogy a gtyakorlott szakàcsnéha jobban làtja olvasztott vajjal a dolgokat)
  • cukor, ízlés szerint
  • mazsola, dió, vanilia, fahéj, szegfüszeg
  • +/- szàritott barack
Elkészítés:
Összefözzük (lobogjon) a narancslevet, a narancshéjat, a mazsolàt, diót, szegfüszeget, fahéjat. Belekeverni a murkot, tojàsokat, lisztet, olajat (vagy a megolvasztott vajat?), cukrot, (+/- szàritott barackot).
Egy "cake" sütöben megsütni.
Várjuk a visszajelzést... sok sikert.
Réka
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.
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Un superbe gateau, riche et savoureux, transmis par notre jeune guide Dominique (sa maman surtout):
Matériel:
  • 0.5kg de carottes rapées
  • 7 oeufs
  • le jus et le zeste de 2 oranges
  • 4 tasses de farine
  • 1 verre et demi d'huile (ou à essayer avec du beurre?! c'est notre suggestion, demander l'avis des expertes)
  • raisons secs, noix, vanille cannelle, clous de giroffle
  • sucre (quantité selon préférences)
  • +/- abricots secs
Méthode:
Faire bouillir le jus et le zeste des oranges avec les raisins, les noix, la vanille, la cannelle, et les clous de giroffle.
Y ajouter les carottes, les oeufs, la farine, l'huile (ou beurre fondu?!), le sucre (+/-et les abricots secs)
Cuire...dans un moule à cake.
Nous en dire des nouvelles.
J'ai hâte de cuisiner ce gâteau enfin!
Bises, Réka

mardi 28 juillet 2009

Cordillera Blanca, Huaraz

A perúi hegyekböl, Santa Cruz trek:
Huaraz, a fehér "Cordillera" vàrosa. Itt tanyàzunk pihengetünk és mosunk kissebb nagyobb kiràndulàsok között. Bejàrtuk a Santa Cruz ösvényt, oriàsi fehér gleccseres hegyek közt. Az orszàg legmagassabb csúcsa itt fehérlik: a Huascarán (6768m). A fotón hàttérben làtszik, ez pedig a kilàtàs a hotelke teraszàról. Zàszló azért lobog, mert hivatalosan kiraktàk a Spanyolokat 1821 július 28-àn... azóta a függetlenséget ünneplik.

Entre deux treks, le toit de notre hotel à Huaraz, avec le Huascaràn (plus haut sommet du Pérou) en arrière plan. On adore cet endroit, qui est probablement le plus beau du pays... on va y passer un peu de temps. Ah oui, et c'était la fête nationale le 28 juillet, l'Indépendance... (1821).

A soförünk fàradtsàga mivoltàból volt szerencsém egy Toyota terepjàrót hazavezetni, fent a kacskaringós magaslatokon, àt a Portachuelo szoroson 4767m-en, a jó régi Jean-Michel Jarre Equinoxe-àval kisérve.
Talàn most jàrunk Perú legszebb részén, ezért egy kicsit megüljük magunkat, s még kiràndulunk a gleccserek peremén, amig léteznek. Tíz év alatt nagyot csökkent a jégsapka lenyúlàsa, és azt àllitjàk a kutatók hogy 25 éven belül nem ragyog majd semmi gleccser a hegyeken.
Quel plaisir de conduire un 4x4 TOYOTA (qui plus est), lors de la traversée d'un col à 4767m, au doux son oublié d'Equinoxe de Jean-Michel Jarre. J'ai adoré:-)
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Sinon, à propos du trek Santa Cruz: un régal pour les yeux, entre les sommets des Dieux! Total: 4j.
Les nuits sont certes froides, mais Dominique, notre jeune et excellent guide, a su prendre soin de nous comme des rois (gateau aux carottes, Quinua aux patates, steaks fondants) pour adoucir la tombée de la nuit rigide.

Az éjszakàk hidegek itt fent, a tollúkabàt jól fogott. Macskàt is kaptam a sàtor mellet, majd a képeken làtható.
Van egy finom muroktészta receptem, majd jön a következö rovatban. Dominique, a félig Francia túravezetönk mamàja ügyeskedése.
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Ez az átkelés 4750m-en... itt is szapora csacsik futkosnak a sziklàkon... hàtuk mögött rohan az arriero, aki vezeti öket... szandàlban, a hóban, minusz fokokban... hihetetlen.
Puszi mindenkinek,Réka
Ca c'est le passage du col à Santa Cruz, à 4750m. Chevaux et ânes trottinent ici aussi, comme s'ils en recevraient un pourboire... devant l'arriero, leur maître, qui lui galope derrière ses bêtes en sandales, orteils à l'air, dans la neige, par des moins de Celsius... incroyable.
Bises à tous, à bientôt, Réka
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Post Scriptum:Cette citation de Céline, en parlant de la France d'entre deux guerres, m'a fait penser aux villages qu'on traverse en redescendant des montagnes. L'Europe aussi recèle encore de centaines d'endroits de la sorte...
"...de cette espèce de village qui n'arrive jamais à se dégager tout à fait de la boue, coincé dans les ordures et bordé de sentiers où les petites filles trop éveillées et morveuses, le long des palissades, fuient l'école pour attraper d'un satyre à l'autre vingt sous..." (L-F. Céline, Voyage au bout de la nuit)

PPS: j'adore le style d'écriture de Céline... parfois on y reconnait Márai Sàndor (qui est toutefois moins corrosif que Céline).
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Ide kell kattintani a fotókért C'est ici que ça se passe pour les photos, en un click.
Santa Cruz

jeudi 23 juillet 2009

La haut sur la montagne

Bonjour à tous,

Nous sommes depuis quelques jours à Huaraz, une ville plantée dans la Cordillère Blanche, au milieu de la chaine de montagnes la plus haute du pays. Pour mon anniversaire Réka a eu l'excellente idée de nous offrir un we dans un lodge perché à 4000 mètres, sans éléctricité, mais avec un bon feu, de l'eau chaude, un sauna et un terrain de volley. C'est pas super? Bon, le lodge était tenu par des british décadants et très très coloniaux, mais au moins on a pas parlé de rugby, ni de la royal family. On s'est bien reposé, on a fait quelques ballades autour du lodge, vers Churup, c'est un beau lac de montagne, juste au pied d'un glacier.

Je n'ai jamais été très sensible aux charmes des montagnes, mais ici, il n'y a rien à redire, c'est magnifique. On est emballés. Grandes, espacées, calmes, on aspire à y rester un bon bout de temps. C'est d'ailleurs sans doute ce qu'on va faire.

Pour les nouvelles en vrac:

- Définitivement impossible de manger sans oignons, il y en a dans tous les plats. Et j'ai beau demander avec toute la conviction dont je suis capable, et très poliement d'apporter n'importe quoi sans oignons, ca ne loupe jamais.
- Nous avons une vue superbe de l'hôtel où nous logeons, on peut y faire sécher notre linge.
- Nous avons rencontré au petit déj ce matin un Français qui travaille chez Renault au TCR, et dont la mère est une ancienne collègue de Réka au CHU de Besançon. Incroyable, non? On se retrouve ce soir pour échanger les derniers potins professionnels et manger un morceau (sans oignons)
- Nous avons fait un peu de shopping: une doudoune qui devrait garder Réka au chaud pour la suite de nos expéditions. J'ose à peine écrire qu'on fait foi en la doudoune et des chaussettes très chaudes pour moi, toujours pas de poncho en poils de lama.
- Ca fait déjà un petit bout de temps qu'on a terminé les quelques livres que nous avions soigneusement séléctionnés avant de partir, donc on lit un peu ce qui nous tombe sur la main. Pas si simple de trouver des livres en français pas trop mauvais dans le coin. Mais avec un peu de volonté on y arrive. Je me suis surpris à dévorer le Père Goriot en quelques jours. Je suis maintenant près pour Dumas, Hugo, Zola... Flaubert, non pas encore.
Pour l'instant le seul livre en hongrois qu'on ait trouvé est Une brève histoire du temps de Stephen Hawking, sans doute un peu ambitieux comme lecture, mais on ne désespère pas.

A part ca, c'est la grève depuis deux jours au Pérou, les routes sont bloquées, donc nous sommes coincés. Mais franchement, être coincé ici, ca n'est pas si mal. Nous n'avons pas encore compris le motif de ces dures luttes, mais apparement dès ce soir, tout se décoince, ce qui nous permettra de partir demain matin pour une randonnée (je n'arrive pas à me résoudre à dire "trek") de 4 jours dans les montagnes. Comme ca, nous pourrons étrenner la nouvelle doudoune de Réka et mes nouvelles chaussettes.

Nicolas.

Si vous voulez voir d'autres photos du lodge, de Churup et de nous, il faut cliquer sur le diaporama ci-dessous.

vendredi 17 juillet 2009

Caballitos de Totora, Huanchaco

Hola todos!

On espere que tout le monde va bien, et on pense bien á vous tous, loin lá-bas en Europe, probablement tous en vacances.



Nous venons d'arriver dans le berceau du surf, sur la cote Pacifique, a Huanchaco. L'ancetre du surf est le caballito, un engin de paille, utilisé pour pecher. Ces "petits chevaux de paille" sont encore fonctionnels, les locaux s'en servent... Et qui dit peche, dit plats á base de poissons: exemple le ceviche, du poisson marine dans du jus de citron, pas mal quand on n'a plus de sushis sous la main (y aurait pu avoir une contrepetrie possible la :-).






Hier était un jour spécial, merci á tous ceux qui ont pensé aux 32 printemps de Nico, vos messages lui ont fait plaisir. Ci-contre une crepe au citron... y avait pas de camembert bien fermenté á portée de magasin.







Sinon le voyage se passe bien, on rencontre des personnes interessantes, venant de toutes parts.Voici un apercu de la plage du Pacifique par ici, il fait gris, l'eau est grise, il n'y a pas de contraste, mais le temps d-un transit c-est supportable.

Bises á tout le monde,
Réka

PS le clavier est en folie, c[est un vrai quizz, les touches ne correspondent pas á ce qui y est inscrit, comme souvent par ici, excusez nous du bazar de lecture.
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Kedves Magyar olvasók!

Reméljük mindenki jól van, félig meddig vakáción. Mi most érkeztünk a perui oceán partra, igaz szürke az ég, annyira hogy összefolyik a szintén szürke tengerrel,meg nincs igazán meleg, de egy gyors átszállásra a hegyek utján kibirható.
A kis szalma lovakról irtam imént, caballitos, spanyolul. Ez a surf öse, halászatra használják, mint régen, még ma is.
Ma volt Mikinek 32.dik születésnapja, egy citromos palacsintával ünnepeltünk meg, jó zamatos camembert sajt hijján.

Puszilunk mindenkit,
Réka

jeudi 16 juillet 2009

Chiclayos, Chachapoyas, Kuélap and Co...

Bonjour à tous,

Ca fait un petit bout de temps qu'on a pas donné de nouvelles, surtout parce que dans la région ou nous venons de passer quelques jours, l'éléctricité est produite par des installations utilisant l'énergie hydraulique tres capricieuse. Pour faire simple, ca marche s'il pleut un peu, mais pas trop, sinon, ca ne marche plus, ce qui fait la fortune des producteurs de bougies, de lampes de poche et de batteries portables.

Bref, après 16 heures de bus, tous très bien notés dans les terminaux, trois changements, un passage de frontière surréaliste, mais facile, à 4h du matin où les douaniers à moitié endormis et en pyjama ont tamponné notre passeport de part et d'autre du Rio Grande, nous voilà donc au Pérou. Un peu bêtement, en passant la frontiere, je me suis demandé ce qui se passerait si je décidais de m'assoir au milieu du pont. Est ce que quelqu'un viendrait me chercher? Qui des douaniers Equatoriens ou Péruviens se déplacerait en premier? Combien de temps est ce que ca durerait? Autant de questions qui ne servent pas à grand chose, mais bon à 4h du mat, on a le droit de se poser des questions bêtes.
De Macara à Piura, de Piura à Chiclayo, c'est tout simplement moche. Un grand désert, ou plutot une grande décharge moite et sulfureuse coincée entre la mer et la montagne, mais d'où on ne peut apercevoir ni l'une ni l'autre. D'infames oiseaux noirs, croisement entre un dindon, un corbeau et un vautour dénotent à peine avec les miliers de sacs plastiques coincés dans les branches des quelques arbustes qui s'évertuent encore à survivre.

Mais nous savions que nous n'avions pas encore vu la bonne mine du Pérou. A une époque, celle des indiens Chavins, Mochés, Lambayèques et Chimus, la région était fertile, irriguée et prospère. Alors nous avons profité d'une halte à Chiclayo pour aller voir les pyramides Lambayeques de Tucume et le musée de la tombe du seigneur de Sipán.


Les Lambayèques étaient obsédés par les pyramides et chaque roi y allait de son petit (ou grand) édifice. Juste autour de Tucume qui étaient sans doute la capitale des Lambayèque à partir du XIème siècle, on en voit 26. Pas toujours très bien conservées parce qu'elles sont construites en briques de terre, mais ca reste immense et très impressionant. Devait y avoir un monde fou dans ce coin. Il suffit encore de se baisser pour ramasser des morceaux de vase pré-inca. Mais finalement, le plus pittoresque était sans doute Miguel, le guide, policier polyglotte chanteur et poète qui nous a impressionné avec son pistolet en bandouillère et son repertoire complet des chansons d'Enrico Macias. D'ailleurs, je crois qu'il lui ressemble un peu. Il y avait aussi avec nous un troubadour Argentin qui jouait (relativement mal) de la Bambalalaïka . Tout ca par 30 degrés, en haut des pyramides. Bref: improbable et réjouissant.

Le seigneur de Sipan, roi des Mochés aux alentours de 500 a eu le bon gout de se faire enterrer avec son chien, ses trois femmes, la plupart de ses enfants, quelques serviteurs et surtout toutes ses parures, armes, bijoux... Tout ce beau monde pour l'accompagner dans l'au delà. En 1987 des pilleurs de tombe trouvent le site, piquent deux trois broutilles en or et se font rattraper par la police. Les archéologes officiels qui, bien renseignés par les pilleurs de tombe commencent à balayer le site decouvrent en fait l'une des tombes les mieux conservés de cette époque. En plus de la tombe du seigneur de Sipan, il y avait aussi la tombe du chaman, celle du trisaseuil du seigneur, lui aussi seigneur 200 ams avant... Et depuis les autorites locales ont ouvert un musée qui mérite vraiment le detour. Puis nous avons repris un bus de nuit pour nous rendre á Chachapoyas, capitale du département du meme nom dans la région Amazonas. Chachapoyas a été fondée en 1538 par les Espagnols, mais avant d'etre une ville coloniale, Chachapoyas, qui en Chachapoiens veut aussi dire "peuples des nuages", est surtout le nom des occupants pré-Incas, installés dans la région depuis trés longtemps comme en témoignent les innombrables sites archéologiques incroyablement peu exploités pour l'instant. Ici, comme presque partout au Pérou sauf peut-etre au Machu Pichu, les gens n'aiment ni les Incas ni les Conquistadors.

Nous avons eu l'impression que la région de Chachapoyas est plutot autonome, encore assez isolée du reste du Pérou et des hordes de touristes qui déferlent en juillet-aout. Alors nous en avons profité pour faire une randonnée dite de "Gran Villaya" de trois jours qui nous a mené de sites archéologiques en petits villages perdus dans les montagnes. En vrac, voila les moments les plus marquants de notre randonnée, aussi visibles sur les photos:
- Les Sarcophages de Karajia, nichés dans une excavation d'une falaise, inaccessibles.
- La Vallée de Bélen et ses paisibles troupeaux qui paissent (ne cherchez pas, il n'y a pas de contrepetrie ici).
- Les ruines de Pirquilla qui datent du VIéme siécle, découvertes que tres recemment. On y trouve environ 300 Chullpas, maisons de pierres circulaires que construisaient les Chachapoyas.
- La fête au village de Congon, ou nous avons passe la nuit. Congon est un petit village d'une quinzaine de familles qui vit de la culture du mais et du café et qui fêtait le le 12 juillet l'anniversaire de sa fondation. Pour l'occasion, les Cogonais avaient construit des annexes á la salle des fêtes, invité tous les copains du coin et improvisé un jazz band qui a tenu le coup jusque 4h dans la nuit. Tout comme nous, qui n'avions pas le choix.
- La courageuse mule aerophage qui m'a porté toute une matinée sur 1500 metres de denivelé dans 50cm de boue, et qui ne supportait pas d'etre precedee. A peine dessus et hop, la mule est en route, devant tout le monde. C'etait donc une mule de tête.
- Une nuit a Choctámal, pas grand chose a signaler, sauf que je m'y suis cogne la tete en sortant du café, ce qui a bien fait rire Réka qui trouve que le nom du village était particulièrement ad'hoc.


Et enfin, le dernier jour, la superbe forteresse de Kuélap, perchee a 3000 m d'altitude, construite entre 500 et 1460, deux enceintes de pas loin de 20m de haut, une troisieme en phase de construition, 4500 habitants intramuros au mieux de sa forme, sans compter les banlieusards, 600m sur env 100m donc a peu pres 6ha. Pas loin de 500 chullaps, plus ou moins grandes (les maisons rondes traditionnelles, souvenez-vous), toutes equipees de fours á cochon d'Inde, comme ca se fait encore aujourd'hui partout au Pérou. L'invasion Inca en 1460 ne leur a pas laissé le temps de construire la 3eme enceinte. Mais il parait que les Incas ont eu un mal fou á en venir a bout: trois tentatives et enfin une capitulation des Chachapoyas suite á un long siège de la forteresse.
75 ans plus tard, les Espagnols debarquent et c'est la fin de l'histoire de la citadelle de Kuélap. Envoyes en Amazonie pour chercher de l'or, decimés par les maladies venues d'Europe, les Chachapoyas oublient jusqu'a l'existence de la citadelle... qui n'est redecouverte qu'en 1843 et ouverte aux touristes que depuis peu. Quand il y a 3000 entrées par jour au Machu Pichu, il n'y en a pas plus de 10/15 a Kuélap, qui pourtant en vaut presque autant. Alors on s'est dit que peut-etre, apres Kuelap, on aura pas besoin de FAIRE le Machu Pichu.
Par beaucoup de ses aspects, la forteresse de Kuelap nous a rappellé la citadelle de Besancon. Mais nous n'avons pas trouvé de restaurant pour y manger un bon Mont d'Or. C'est pas faute d'avoir cherché, alors on s'est rabattu sur les fèves cuites que vendait Maria a l'entree du site.

Nicolas

PS: oui. oui, il y a encore des contrepets dans ce texte.

PPS: pour des raisons qui m'echappent, je n'arrive pas a mettre les dernieres photos en diaporama, mais vous pouvez cliquer sur la photo ci-dessous pour les voir.

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Chilclayo - Chachapoyas