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vendredi 12 mars 2010

La fraicheur du nouveau venu

Bonjour à tous,
j'ai la chance d'avoir un jeune frère, qui grâce à des études studieuses dans les arts, des années de lectures pointues, un métier au coeur de l'actualité sociale, mais surtout qui grâce à la supervision patiente, pédagogique mais toujours musclée d'un grand frère attentif s'avère être aujourd'hui un trentenaire plein de talent qui a promené pendant quinze jours son regard et ses pinceaux avisés sur les gens et les paysages du continent. Il nous honore ci-dessous de ses impressions. A part ses digressions jalouses et inutiles sur le tarin de votre serviteur, il a presque tout bon:



La fraicheur du nouveau venu.
Considérez cette accroche comme la tentative d'expression dilettante, tourista d'à propos, d'un béotien nubile, l'œil vierge et pas vitreux, deux semaines (c'est peu) durant, dans la patrie de Pinochio, là où les chiens sont libres d'aller se faire écraser où bon leur semble.
Loin de vouloir faire de l'ombre a nos deux pileux globes-trotteux aux pieds désormais bien cornés (where the hell are they ?), je me permettrai d'évoquer juste ces quelques pittoresques curiosités qui font l'émerveillement de l'éphémère badaud à même de se faire mettre une main d'autochtone dans la poche où gisent ses papiers, dès lors qu'il emprunte le métro Alsthom de Santiago, le quinzième jour de sa villégiature... rassurez-vous heureux lecteurs, l'intrusion du corps étranger demeura stérile et l'intégrité du bien, sauve.

"Pickpocket" en espagnol se prononce "pickpocket".


SANTIAGO pour commencer :
Vitrine bourgeoise du Chili, je répète à qui veut l'entendre que cette ville croulera plus facilement sous l'oseille de rafraîchissantes compagnies transnationales, plutôt que sous ses propres combles, dussent-ils subir les assauts d'un séisme de magnitude forte... Un coup de projecteur et deux coups de balai pour qu'il n'y paraisse presque plus le lendemain, respect des normes de construction parasismiques obligent. Le Chili n'est pas Haïti : pas de "favelas" à Santiago, donc moins d'anarchie urbaine, plus de fric et plus de flics aussi... outre la circulation "fleur de peau" des automobilistes, l'ordre y règne.
Mon autochtone d'hôte, alias Pépito (sur la photo), m'expliquait le soir même où la terre tangua, l'entretien toujours d'actualité d'une élite quasi-exclusivement militaro-policière à tous les échelons politiques et économiques du pays... un héritage qui tiendrait plus à la volonté par les "Chicago boys chiliens", d'imposer les doctrines économiques de Millton Friedman sous Pinochet, que de la tradition militaire bolivarienne révolutionnaire plus septentrionale du continent, n'en déplaise à Allende. Pour ce que j'en sais, je dirais du pays aujourd'hui :

"Infrastructures solides, tartes au citron, extraction du cuivre, agriculture saine, présence teutonne historique, Caca Cola, police militaire incorruptible parce qu'entretenue, sandwichs à l'avocat mâtinés d'un patriotisme gras, Captain Americo (voir photo) et bien sour Pisco (photo), sont les mamelles du Chili."
C'est donc pas 24 heures de coupures d'électricité et d'eau, quelques gravats au sol et quelques routes gondolées qui peuvent mettre à mal le dynamisme latin des métropolitains chiliens. J'aurai quand même une pensée pour toutes ces familles qui dorment probablement encore sur le trottoir, à l'abri d'une toile de tente, essentiellement vers l'épicentre, à quelques 600 km au Sud de l'ébranlée mais pas traumatisée capitale.
Le centre, lorsqu'on y accède a pied, si tant est qu'une voiture ne vous ait pas légitimement roulée dessus, propose son lot mercantile d'achalandages urbains, plutôt moderne... rien qu'une architecture barococo-hidalgue pour l'ancien (250 ans), et neo-mac Donald pour le neuf, palmiers et montagnes offerts. C'est tout de même impressionnant de voir ces grands quartiers d'affaires siéger au beau milieu des Andes petites et grandes.

Sûr que les couleurs, en plus de celles omniprésentes du drapeau chilien et d'une certaine marque de boisson nord-américaine (encore elle !), y chatoient sur les rares façades coloniales de quelques quartiers en périphérie... mais pour le reste, le décor y est tout aussi terne, quoique amplement vitrifié, et pollué, que n'importe quelle métropole occidentale moderne et sans passé. Et ces clébards errants, vautrés de tout leur long sur les trottoirs : nonchalants, ils traversent l'autoroute comme on traverse un parc... incapables, même de mordre.
Je retiendrai surtout de mon passage à Santiago, l'hospitalité de nos deux musiciens d'hôtes, ceux du "Moai Viajero Hostel": Pédro et Tonino, francophiles déclarés, qui me firent entrevoir de manière moins superficielle, les aléas sismiques des soirées chiliennes extra-touristiques. Leur Nord est au Sud ! Comprenne qui pourra...
Je leur adresse un chaleureux "salud !" de dessous la neige, du Sud de la France.

VALPARAISO :
Je referai pas la brochure du port, bien connue de tous... j'évoquerai juste le pittoresque des collines alentours, régulièrement repeintes d'un badigeon bien gras, trempé dans la palette chargée d'un fauviste alcoolique, dont l'élève dissipé aurait paraphé chaque touche d'un crayon malicieux... j'ai beaucoup aimé, si si ! Très agréable de s'y perdre. Un petit quelque chose de salé aussi, qui ne doit rien à la mer... une façade maritime pourtant... asymétrique, secrète, clinquante, labyrinthe fragile mais bien monté, aux rondeurs innombrables, qui vous font pénétrer la ville d'un rapport plus intime, comme c'est souvent le cas sur les hauteurs de certains havres, accidents de rivage qui sont autant d'écueils où viennent s'échouer les filets d'écume vive. J'emménagerai plus tard. Pour ceux qui s'en foutent, j'ajoute que les "pies de lemon" y sont succulentes, muy bien !
Il semble y avoir une émulation culturelle autrement plus vivante qu'à Santiago et je remercie Jorge Martinez, excellent graveur s'il en est, de nous avoir généreusement ouvertes les portes de son atelier tout aussi grandement que celles de son germanophile "jardin des délices".

LA SERENA :
Sous le soleil exactement, station balnéaire, on y arpente les plages du Pacifique à la manière italienne et on y boit du Pisco, ça c'est sour... mais pas seulement : il se trouve que des kilomètres de littoral y battent le pavillon rouge de cette insupportable boisson gazeuse de gringos yankees de merde, pour qui la coca n'est bonne qu'à boire ou à sniffer, alors qu'elle est si facile à mâcher... Mieux vaut poser son regard sur une méduse morte ! Enfin, tant que l'eau n'est pas trop froide, autant prendre un bain sans faire de vagues...




C'est fou la quantité de petits hôtels à ciel ouvert qui prospèrent au Chili ! Tous plus confortables et charmants les uns que les autres, même s'il y en a probablement de plus sordides. On s'y attarde volontiers dans leurs cours et leurs cuisines, bien après l'excellent petit déjeuner servi par l'hôtelière et bien après la fermeture des restaurants... à quelques conditions près de vétustés dont on fait vite abstraction quand l'eau n'est pas trop rare, je dois dire que celui-là où je soignai mes coups de soleil, fut vécu tel un second chez-soi.
Je félicite Réka qui nous y cuisina merveilleusement bien de beaux filets de poisson avec leur garniture de légumes qui contentèrent jusqu'au grand Bigle, d'obédience culinaire pourtant Mousseline. Arrosez le tout d'un fort bon pinard chilien comme il y en a malheureusement tant (sic), dégustez en bonne compagnie et vous atteindrez à la dilatation parfaite de tous ces corps caverneux qui vous constitue un homme de haut en bas... On peut dire que j'en aurai gouté au Chili, des plaisirs de bouche ! Et quand y'en a pour trois, y'en a pour cinq (voir photo) !

SAN PEDRO :
Aux pieds des Andes sèches, on y mangeait des cactus quand il en restait encore quelques-uns. Peu ont réchappé des hallucinants appétits de touristes narcoteux demeurés depuis sur l'Alti-Plano, quand ils ne sont pas devenus vigognes. Il y a quatre espèces de camélidés en Amérique Latine, deux domestiques et deux sauvages, respectivement :
Le lama,
L'avocat,
La vigogne,
Et le guatémaltèque.





Fait chaud là-bas ! C'est sec comme un coup de trique sur le dos d'une anorexique ! peu d'eau, peu d'oasis, donc peu de douches... ou alors si courtes, parce que superflues dans le fond, quoique tellement nécessaires après un séjour bolivarien...
Onéreux tripot d'exotisme en torchis ("daub" chez les Atacamènes), il n'y serait plus qu'une kyrielle d'agences touristiques et de pizzerias, s'il n'était le petit musée belge d'anthropologie. Lieu de villégiature très prisé d'une certaine bourgeoisie locale qui prétend affronter l'aridité ambiante en tongues, de l'atrium d'un café "lounge"... c'est certainement un coin de transit. Les truffes fureteuses de chiens errants ont encore de beaux jours au sein des richement garnies poubelles municipales.
Bâtie sur les sables mouvants où l'on pratique le culte de soi, c'est une ville fantôme qui s'y précise à terme, hors saisons, dans un sublime décor d'apocalypse... n'envisagez pas d'y faire une cure d'ascétisme pieux... les anachorètes les plus mystiques y sont voués au pêché... Le temps n'a de cours que pour ceux qui en manquent... il s'arrête à San Pedro moyennant quelques pesos.
Situées en bordure :
La vallée de la mort, la vallée de la Lune, frêles cathédrales minérales, œuvres du vent, et la volée de mes burnes contre une selle de vélo, sont incontournables.

Sud Ouest de la Bolivie :
4000 mètres d'altitude en 24 heures et même pas mal au crane ! Quatre jours de 4X4 obsolète et même pas mal au c.. ! 35° sans ombre et presque aucun coup de soleil.
Le sublime me donne des ailes...
Sais pas quoi dire tellement c'est irréel de beauté ce boursoufflé, cet improbable paysage andin... ce minéral vomi d'une richesse inouïe... cette éructation de viandes célestes faites terre... ces turgescences et ces flaques de Titans... préfère encore laisser parler mes ridicules crobards de ces quelques magistrales montagnes dégueulantes de cuivre bleu, de souffre jaune, de veinules blanches, de machin rouge, de cactus verts, de touffes d'herbe jaune, de protubérances mousseuses, de sable gris, de déserts ocres, de rochers jetés là de la main d'un géant furieux, de ces quelques lagunes blanches, vertes, rouges et autres salars à vous couper l'oxygène pour de bon.
Pas de demi-teintes ici, j'en veux pour preuve la vêture locale traditionnelle, leur toute saturée teinture textile. Voyez l'interprétation géologique et minérale de Mantegna sur la prédelle du Retable de San Zeno...

Une région aux dimensions insoupçonnables, totalement vierge de toute présence vivante autre que des soldats, des mineurs, des éleveurs de lama et bien sûr des touristes.
Vous cherchez de l'eau consommable ? il n'y en a déjà plus ! Exubérances minérales à gogo, indigence publique à la pelle, le panorama est aussi fascinant qu'est pauvre le pays... l'environnement aussi somptueux que les cités sont sales. Mais qu'est-ce que caguer dans une poubelle payante homologuée "chiottes publiques", dernier rempart national face aux concessions minières étrangères, quand il vous est permis de bronzer des fondements sur un salar, 4000 mètres au dessus de la mer ?

Même si l'urine de touriste se monte à 100 $ le jet dans la lagune, vous restez libre de vous retenir jusqu'à la prochaine madame pipi dont les semblables font bien moins de cas de leurs propres déchets à l'orée des villes... mais je prétendrai pas juger la société bolivenne que je ne connais pas et qui a bien du mérite de tenir à cette altitude sans infrastructures autres qu'étrangères, minimalistes par la force des choses, ou touristiques... j'ai juste eu l'impression d'approcher de loin un peuple homogène et fier qui ne s'embarrasse plus que de sa coca quotidienne.
Le lama qui crache et qui pète, a bien ça de commun avec le coq sur son fumier, qu'ils peuvent tous deux être hautains et coquets.
Mes hommages au chauffeur Pédro qui par une piste impraticable (autoroute locale), nous convoya de nuit, sans essuies glaces et sous la pluie.


Durant ce séjour, j'ai croisé tellement de touristes francophones que j'en perdis mon latin.
Handicapé de la langue, il m'était loisible de communiquer avec l'autochtone par l'entremise de compatriotes linguistiquement plus dégourdis que moi. Mais l'usage répandu du français parmi les promeneurs et mon laborieux baragouinage d'anglais impénétrable dans l'oreille indigène, ne m'eut certainement pas suffi à frayer tel que ce fut le cas, comme un poisson dans l'eau, dans les méandres du quotidien latino, sans l'aisance et la méthode de Réka et Nico qui m'assurèrent tout le confort d'un circuit balisé de A comme "atención !", à Z comme "zig-zag".
Je leur dois une vingtaine de jours qui feront date dans l'histoire de mon élévation personnelle d'un niveau supérieur à celui de la mer.

Pour tous les soins généreusement prodigués par elle et qui firent le salut de mes tendres pieds et son incontestable maintien dans le véritable ordre du grand Orient des médecins, pour toutes ses frappes chirurgicales en mots comme en images par delà la culture d'ananas en terrain plat, je dis : "Merci à toi la Hongroise !"
Et pour le reste frangin : y'a guère que ton nez qu'il faut changer...
Mes gratitudes béates pour l'aventure de toutes vos initiatives dans un Nouveau Monde qu'il m'a été donné d'effleurer grâce à vous deux.
Richard.

Et pour tous les croquis du gamin ainsi que pour un dernier rappel des des photos du Chili et de la Bolivie qvec Richard, c'est ci-dessous:


Chili, Bolivie, dernier rappel

jeudi 25 février 2010

Que te vaya bien, America Latina!

Bonjour à tous,


Premièrement, rassurez vous, tout le monde est sain et sauf, Santiago a tremblé, Richard et Nico le décriront dans une autre rubrique, ils y ont assisté en direct. Catastrophy, cat's ass trophy... Quant à moi, j'ai quitté le continent sudaméricain, juste avant le tremblement de terre, pour rejoindre la Guadeloupe via Miami, et Haïti. Le retour à la République s'est bien passé, mais c'est une drôle d'impression après 9 mois de vie de Globetrotteur, je suis très nostalgique de ce continent si attachant. On vous fera un débriefing plus complet plus tard, sur ce qu'on a préféré, ou pas aimé.

Richard nous écrira un post sur notre 2ème excursion en Bolivie, à Atacama, à la Serena et à Valparaiso, et probablement sur ses impressions du terremoto de Santiago. Voici une belle image des Bahamas, survolé sur la route vers la Guadeloupe. Le lien vers les photos Picasa du trip avec Richard est en bas de page.

En attendant, demain (lundi) c'est la rentrée. Et j'ai du mal à trouver l'inspiration pour écrire plus.


A la prochaine donc,
Votre Marie-Thérèse

Kedves olvasòk,

Mindenki épen van, Mikiéket ott talàlta Santiagòban a földrengés, de jòl vannak, talàn csak kedden kapnak egy repülöt Richardnak. En éppen ùtban voltam a magasban a földrengéskor, Miami felé; Haïti szigeten is megàllt a gép, a segélyt és az orvosokat letette. A fenti kép a repülöböl volt készitve, a Bahama korallszirte làthatò. Ez pedig itt fejjel lefele a Salar d'Uyuniban, Boliviàaban.

Most a francia gyarmaton, Guadeloupe szigeten vàrom a holnapi elsö munkanapot... csendes visszazökkenés a Köztàrsasàgba és a munkàba. Furcsa érzés visszajönni 9 hònap Màsvilàg utàn. Nosztalgiàs hangulattal hagytam ott ezt a kedves kontinenst. Richard, Miki testvére, ir egy bejegyzést hamarosan, elmeséli az ö szempontjàbòl àtélt Boliviàt, Atacama sivatagot, La Serena-t, Valparaiso-t és a santiagoi földrengést. Ez a kép az elsö és utolsò igazi chilei étteremböl szàrmazik.

Mi majd késöbb irunk Mikivel egy összefoglalòt, hogy mi tetszett a legjobban, mi nem; a hétvégén érkezik.

Puszi mindenkinek

Réka


Atacama & Sud Lipez II

mardi 15 septembre 2009

Salar de Uyuni & Altiplano

Bonjour à tous, Üdvözlünk mindenkit!

Voici notre dernier article de Bolivie: la traversée du Salar (lunaire) et du désert de l'Altiplano (martien), avec ses lagunes, ses volcans multiples pourpres et sablonneux, ses renards affamés, ses flamands toujours plus roses, ses geysers soufrés bouillonnants logés à 5000m, ses vents et ses couchers de soleil d'un autre monde... C'est cet endroit, que nous avons trouvé le plus magique depuis le début du voyage - et aussi le lever de soleil sur le Huayna Potosi pour ma part =).
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Ez boliviai utolsó bejegyzésünk, keresztül a holdvilági Salar de Uyuni-n és a Marshoz hasonló Altiplano-n. Marsra a vulkanikus eredete miatt hasonlít, a tüzhànyók homokja vörös. Talàlkoztunk éhenkóràsz rókàkkal, rózsaszín flamingókkal, 5000m-en rotyogó gejzírekke. Eddig ezt a heleyet talàltuk a legcsodàlatosabbnak az egész utazàs alatt (kivéve a Huayna Potosí-n 6088m-en a napfelkeltét, legalàbbis részemre).


Pour ceux qui avaient suivi les aventures du colonel O'Neill... alias le bon vieux Richard Dean Andreson :-) on retrouve par ici des décors de StargÅte-SG1, et on s'attend à tomber sur une Porte des Étoiles derrière chaque dune de sable...

Aki ismeri a StargÅte-SG1 sorozatot, az megérti hogy nem lepödnénk meg ha minden homokdomb mögött egy Csillagkapura bukkannànk. Földöntúli a helyiség, ameddig ellàt a szem.
Il n'y a pas de mots pour tout décrire: donc restent les photos où le fait de venir un jour par soi même ressentir la magie des lieux. Et la bonne surprise est que même si on a vu et revu les mêmes photos de ces endroits, et qu'on craint de ne plus être charmé et surpris, le charme opère, et la découverte reste intacte. François aussi avait l'air d'apprécier.
Bises á tous, Réka.
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Szavakkal nem nagyon lehet leírni, maradnak a fotók, vagy a személyes helybeli tapasztalat. Az az érdekes, hogy annak ellenére hogy tucatnyira làtta màr az ember ezeket a képeket, a meglepetés teljességében megmarad. A François baràtunknak is nagyon tetszett (ö jàrt volt otthon 2006-ban a poétàval).

Puszilunk mindenkit,
Réka

Et ci-dessous, la Porte des étoiles vers les photos de Mars et de la Lune

Sud Lipez

mercredi 9 septembre 2009

Potosucre

Après la Paz, nous sommes allés à Sucre et à Potosi, deux belles villes coloniales de Bolivie. Et si nous décidons de faire un seul message sur ces deux villes, ca n'est pas uniquement par parresse, mais aussi parce que l'histoire et le destin de ces deux villes a longtemps été lié.

Nous avons mis 40min pour faire les 420km entre La Paz et Sucre, en avion, un de ces rares avions qui peut décoller et atterrir à plus de 4000m d'altitude. Et nous avons mis 7h pour faire les 80 km qui séparent Sucre de Potosi, en ferrobus, un bus monté sur des essieux de train qui utilise une vieille voie ferrée, vaguement réhabilitée. Le chauffeur passe les vitesses, klaxonne et tient même un volant, parce que le bus déchausse assez fréquemment des rails, pas toujours très rassurant, mais ca passe. Bref, c'est pas encore le Modalhor du tunnel de Fréjus.

Le trajet est superbe, et ce service de train récemment remis en place par Evo Morales permet en fait de desenclaver certains petits villages de la région qui ne sont desservis par aucune route.

A Sucre, il fait beau, chaud, le climat est agréable, la culture est facile, les rues sont propres, larges et droites, on roule au GPL, on pratique le tri sélectif et on fait la fête tous les soirs sur le plaza du 25 Mayo.
Potosi perchée à 4070m, est l'une des plus hautes villes au monde, bien plus haute de Lhassa, les rues y serpentent pour essayer de freiner les bourrasques de vent glaciales qui s'y engouffrent, on balance les poubelles où on peut, il n'y a pas grand chose qui pousse, les collectivos des mini-bus d'occasion tous importés du Japon avec au moins 200 000km au compteur polluent et consomment le peu d'oxygène qu'il y a. On a bien regardé avec Bebidou comment ils font pour changer la direction de coté, c'est de la bidouille: ralonges pour les pédales, systeme de bielle pour rattraper la crémaillère et le tableau de bord reste à droite. Donc pas possible de voir la vitesse en conduisant.
Bref, deux ambiances qui contrastent nettement entre Sucre et Potosi.

Les conquistadors espagnols n'ont jamais trouvé l'eldorado, mais en 1545 ils ont trouvé Potosi et son volcan le Cerro Rico qui a alimenté l'Europe en argent pendant plusieurs siècles. Si bien que Potosi a longtemps été la plus grande ville d'Amérique du Sud. Apparement, on ne sait pas très bien combien de tonnes d'argent ont été extaites de Potosi, mais il parait qu'il y en aurait suffisamment pour construire un pont d'argent entre Potosi et Madrid. Ce qui est plus sur et nettement moins groovy, c'est que pas loin de 8 millions de mineurs, pour la plupart des esclaves indiens et africains sont morts dans ces mines. Jusqu'à l'indépendance de la Bolivie en 1825, les pièces d'argent étaient frappées directement à Potosi et étaient valables dans toutes les colonies espagnoles.
Pourtant, je crois me rappeler que mes professeurs d'histoire ont souvent expliqué que la couronne d'Espagne et les Habsbourg n'ont pas su profiter de cette manne, la moitié de l'or et l'argent était d'abord récupérée par les corsaires anglais et francais, l'autre moitié était dilapidée en froufrou par ces dames castillanes, principalement au profit des drapiers du Nord de l'Europe. A cette époque Colbert disait: "Plus un état fait de commerce avec l'Espagne, plus il possède d'argent". Comble de l'ironie, les pièces de monnaies boliviennes sont aujourd'hui frappées en... Espagne.

Depuis le XVIIIème , il n'y a plus beaucoup d'argent à extraire de Potosi, donc la population a été divisée par 4. On y trouve encore pas mal de zinc, d'etain et de plomb et la population de la ville reste majoritairement minière.
Mais depuis le début de l'histoire minière de Potosi, c'est surtout Sucre qui profite de toutes ces richesses, car la plupart des personnes qui se sont enrichies et qui s'enrichissent encore de l'exploitation minière de Potosi préfèrent s'installer à Sucre, y construire de superbes maisons, voire des palais, rouler au GPL, recycler leur déchet et profiter du climat plus clément.
Nicolas. Liens vers une vidéo du petit train et vers les photos de Sucre et Potosi ci-dessous.

PS de Réka: il y a un livre très bien écrit qui retrace l'histoire du continent, avec des descripions économiques et historiques, également sur Potosi et Sucre: "Les veines ouvertes de l'Amérique Latine" par Edouardo Galeano. Un excellent livre, je vous le conseille, surtout pour ceux qui sont déjà venus sur ce continent (merci Charlotte et Véro pour ce cadeau)
Vidéo du petit train
Sucre Potosi

samedi 5 septembre 2009

La Paz, Bebidou et l'instant (vt)T

La Paz est décidement une drôle de ville, cahotique et ennivrante. L'eau y bout à 80 degrés, on peut y acheter des foetus de lamas séchés qu'il faut enterrer sous les fondations d'une nouvelle construction, ca sent très fort les pots d'echappement ou les herbes de sorcières et en raison de l'altitude l'équipe de foot locale est pratiquement invincible à domicile. On dit que c'est la capitale la plus haute du monde, mais c'est seulement la capitale administrative de la Bolivie, la capitale constitutionnelle est Sucre, donc il y a sans doute un débat qui fache les Sucroïtes et les Paziens. D'après mes souvenirs, je dirai timidement que c'est Sucre qui l'emporte, mais je ne veux facher personne, surtout pas les Pazassiens qui sont des gens charmant, alors je laisse aux experts en droit constitutionnel tribune ouverte. A La Paz, les riches vivent en bas, vers 3000m et les moins riches vivent en haut, dans l'ex banlieue de La Paz qui est devenu une ville à part entière El Alto, vers 4000m d'altitude. Nous avons effectivement constaté que la bouteille d'eau coutait de plus en plus cher vers le bas de la ville, et qu'il y avait plus de cravates sous les 3450m. A La Paz, il faut se couvrir parce qu'on attrape assez facilement une insolation, et dès que le soleil se couche, la température chute très rapidement.
Sinon, la vue de la ville est vraiment epoustouflante. La Paz est construite sur les flans d'un canyon, on se demande comment ca tient.
A Tokyo, il m'est déjà arrivé de me dire: "tiens, je pourrai aussi bien me trouver sur une autre planète". Et bien La Paz m'a fait la même impression.

Trois évenements principaux ont marqué notre passage dans la capitale: notre virée à plus de 6000m, les retrouvailles avec Bebidou et une descente en VTT mémorable où les conseils du jeune Croutzeilles nous ont bien manqué.

Pour l'ascension du Huayna Potosi, Réka a déjà tout raconté. Tout ce que je peux ajouter, c'est que ca y est, une semaine après nous sommes bien remis.

L'héroique Bebidou que je ne présente plus nous a retrouvé, après 14h de vol, 34h de bus et de multiples rencontres avec les jeunes beautés de la région. Il est en forme, s'est accoutumé à l'altitude, au soleil et au régime alimentaire avec une facilité deconcertante. Il a toujours son légendaire sens de l'humour et chantonait Mikael Jackson au lever ce matin et surtout il nous a déjà mis au courant de tous les potins mondains que nous avons loupé ces trois derneirs mois. En tous cas, nous lui sommes très reconnaissant d'être venu d'aussi loin juste pour nous voir, et on se fait une joie de faire un bout de chemin avec lui. Comme convenu, nous l'attendions avec une bière fraiche et nous avons pris une photo: "Bebidou et sa Bebida" Pour ceux qui parlent un tout petit peu espagnol, c'est assez drôle.

Il y a une route en Bolivie qui a la mauvaise réputation d´être la route la plus dangeureuse du monde. Ca se mesure simplement: nombre de mort par an, et la route qui relie La Paz à Coroico (vive la France) en comptait pas loin de 100. Nous avons tous vu ces reportages sur cette route de la mort, corniche taillée à flan de montagne, 4m de large, un à-pic de 500m par endroit, des effondrements de terrains et des chutes de pierres en permanance, et des poids lourds qui se croisent à longueur de temps, nuit et jour. Et pour finir, une émulation sportive relativement morbide entre chauffeurs routiers qui se dopent à la Pasqueña, la bière locale. Mais depuis deux ans, il y a une nouvelle route, asphaltée, large et presque sans éboulement de terrain qui est ouverte de l'autre coté de la montagne. Ce qui fait que l'ancienne piste entre La Paz et Cocorico est maintenant presque vide, reservée aux courageux sportifs (nous) qui ont la chance de descendre cette route en VTT, sans risquer de croiser un poid lourd imbibé. On part du col, à 4600m, couverts et gelés pour arriver 4h plus tard et 3000m plus bas dans un charmant village au climat presque tropical. En ce qui concerne le plaisir de cet exercice, les avis sont très partagés, je vais donc essayer de transcrire avec un maximum d'objectivité :-) les pensées de chacun:

Bebidou: "Sympatoche la double suspension, je vais prendre ce virage serré, ca passe tranquille, faut pas que j'oublie d'envoyer un sms à Stéphania, petite roue avant pour le style et je prends un peu de vitesse. Incroyable le Ford Chevy V8 qu'on a pris pour venir, c'est increvable ces bahuts, je suis sur qu'il a déjà plus de 5 tours au compteur. Ha je vais envoyer un p'tit mail à Marie-Galia, dérapage à gauche et hop je double. Tiens je suis sur que Christina serait super impressionnée, je vais me prendre en photo. Si j'avais le temps, je me ferai bien un petit tour du pays en Honda P50 ou plutôt en P70, à voir."

Réka: "Je ne contrôle absolument rien, c'est inconscient de faire ca, à chaque fois que j'ai pris un vélo je suis tombée. Si mon cadre avant casse, c'est foutu. Et si je crève? Et ils se croient tous malins à aller aussi vite, je suis sure qu'il n'y en a pas un seul qui pourrait aller au sommet du Huayna Potosi, Na. Mais pourquoi je me suis embarquée la dedans. Quelle m.... Bon, si c'est comme ca, je remonte dans le camion, je profite du paysage et je prends des belles photos."

Moi: "Ca plairaît à Jérôme C. cette bétise. En tous cas, ca fait mal aux fesses et aux mains, mais je dirai rien. Ha ha, ils vont tous vite en descente, mais dès qu'il s'agit de pédaler sur du plat ou en montée il n'y a plus personne. Attends voir, je vais leur montrer ce que c'est un vrai sportif: serre à gauche, GAUCHE, attention je passe. Et voilà, c'est qui le premier, hein, c'est qui le premier maitnenant? Tu fais moins le malin Monsieur Shawn Palmer de mes .... Vivement la reprise du triathlon."

Sur cette introspection qui m'a bien fait rire,

à bientôt.
Nicolas



Comme toujours, pour les photos, cliquez ci-dessous
La Paz

lundi 31 août 2009

Huayna Potosi: la cumbre!

Intro de Nico:

Quand nous étions à 5500m sur le Cotopaxi en Equateur, crevés et transis de froid et sur le point de faire demi-tour, Réka m'a dit : "C'est promis, je ne t'embêterai plus jamais avec des ascencions de glaciers, c'est pas pour moi". Enfin, je crois me rappeler qu'elle avait utilisé des termes un peu moins châtiers.

Le lendemain matin, elle me réveillait en me mettant sous le nez notre guide de voyage et me disait: "Regarde, il y aura plein d'autres occasions de grimper encore plus haut, à plus de 6000m, au Pérou ou en Bolivie, c'est chouette, non?"
Quand un peu par hasard, alors que nous étions à La Paz depuis à peine une heure, une agence nous a proposé de partir le lendemain matin pour faire l'ascension du Huayna Potosi, un sommet à 6088m, je ne savais donc plus trop quoi dire. D'autant plus que ma maman m'avait expressément demandé de ne plus grimper sur des glaciers, et elle a raison!

Réka a dit calmement: "ok, on y va", et donc on y est allé. Mais je vais laisser Réka vous raconter tout ca. Et que tout le monde se rassure, on a décidé de ne plus rechausser de crampons avant un bon bout de temps, en tous cas, on ne tentera pas d'aller plus haut.
Nicolas
Röviden lefordítom Mikike bekezdését: a Cotopaxi utàn nem akartam többet gleccseres hegyre màszni, a hideg miatt. De sok szép csàbító magas hegyet találtunk még az útunkon, s most volt alkalmunk ilyen hegyeket màszni. Európàban alacsonyabbak a csúcsok és gleccserek, de nehezebbek is a szeszélyes idöjàràs miatt. A magaslatot itt màr megszoktuk, s sosem leszünk ilyen alkalmazkodottak mint most, mivel 3 hónapja 3000 és 4000m között vagyunk. Mikike mamàja megkérte hogy többet ilyen magasra ne màsszon fel, a Pisco utàn. Ez a hegy utàn magassabra nem megyünk: e szép benyomàsnàl és sikernél megàllunk.


Bonjour à tous,

Nous sommes donc partis chargés comme des mules du camp de base situé à 4700m où nous a déposé le 4x4 de l'agence (mon sac pesait plus que pour le voyage habituel), pour rejoindre le camp d'altitude à 5130m. Une ambiance sympa règnait là haut, les murs sont décorés des divers témoignages sur la difficulté de l'ascension, et sur l'appartenance patriotique. Après un bon souper, petit jeu de cartes Uno, et au lit à 18h30. Evidemment, j'ai eu la chance de devoir me relever et traverser les matelas de 20 dormeurs (en fait seul le guide ronflait, sinon, tous on comptait les moutons en nous réchauffant dans nos duvets) pour sortir au petit coin en pleine nuit... un bonheur de quitter son duvet chaud!

Puis réveil (mouvementé pour certaines: mes chaussures ont échappé de justesse à la galette d'altitude de la voisine), bref petit dèjeuner, préparatifs, et départ à 2h du matin. L'équipement était vraiment de très bonne qualité, surtout en comparaison de celui qu'on avait au Cotopaxi. Pendant l'ascension, j'ai eu un peu froid aux orteils et aux mains, mais rien d'insupportable. Nico aussi était bien équipé, pour une fois ses chaussures étaient parfaites (dur dur quand on a un pied qui chausse du 45 et l'autre 47).
Nous sommes donc partis à la lueur de nos frontales, bien ancrés dans la cordée et bien attachés à nos crampons. Saturne nous accompagnait de sa brillance intense tout du long, quant à la Lune, elle nous a quitté peu après le départ. Dommage, car le glacier au clair de lune est époustoufflant!

Nous avons atteint le sommet après le lever de soleil, à 8h du matin (voir photos picasa), c'était magnifique, avec la Cordillera Real qui freine la mer de nuages de la jungle bolivienne.
La partie finale était très dure techniquement. Ils ont modifié le chemin depuis quelques temps, en raison d'une crevasse qui coupait le sentier. Mais ça valait le coup, cette "randonnée" au sommet du Huayna Potosi fera partie de nos plus beaux souvenirs.

Huayna Potosi, illetve az elsö Székelyleàny a csúcson:

Tehàt jól megterhelve nekiindultunk az 5130m-es menedékhàznak, hogy ott töltsük a rövid éjszakàt indulàs elött. Az utazàsi iroda terepjàrója 4700m-en tett le, onnan van a fotó a hegyi macskàról:-). A magaslati menedékhàzban jó hangulat fogadott, kb 20 túrista gyülekezett màr. Egy meleg leves utàn, s egy hangulatos nemzetközi kàrtyajàték utàn hamar ágyba mentünk (illetve meleg hàlózsákba, mert 5200m-en aludni csak a hegykalauzok tudnak).
S aztàn hajnalban 2-kor kurta reggeli, meg hosszú szerelkezés-készülödés. Súlyos az a sok kacat, de legalàbb meleg, s nem fàztam mint a Cotopaxi-n. A homloklàmpàinkkal nekiindultunk a csúcsnak, Andres hegyikalauz segítségével. A Hold szépen vilàgított, fehérlett az éjszakában a gleccser, majd lebujt, s tovàbb Szaturnusz tartotta az égboltot a Nap ébresztöjéig, s még utàna is a hajnali szürkületben. Hihetetlen és lenyügözö szépségü a napfelkelte a csúcsok és felhök felett. A boliviai dzsungelfeletti felhötengert a Cordillera Real-hegység fogja meg, keleten (cf fotók picasa-n). A csúcsra 8-kor értünk fel, mindketten. Én megúsztam hegyibetegség nélkül, de Mikike nehezebb körülmények között érte el a 6088 métert (a maratonosoknál gyakori).

Aztàn lassan lejöttünk, a napsütésben, a gleccseren. Hihetetlen sötét az égbolt olyan magasan, közelebb az ürhöz. Túlvilàgi!

Puszilok mindenkit,
Réka

La redescente aussi était magnifique, marcher sur un glacier, avec un ciel bleu foncé, plus près de l'espace que jamais - sauf en avion, mais ça ne compte pas =) - reste une expérience magique.
Voilà =)
Bises à tous
Réka
PS: Le Huayna Potosi, ou la première fille Sicul au sommet - jusqu'à preuve du contraire je considère que c'est moi:-)


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Huayna Potosi

jeudi 27 août 2009

Titicaca, Copacabana et bon anniversaire

"Cette fille-là on peut dire que c'est un cas.
J'aimerais la noyer dans le Titicaca ."
Dix Bolivianos au premier qui trouve l'auteur de cette chanson et dix de plus a celui qui cite la bonne lecon qu'il en a tiree.

Normalement, j'aurai du commencer le message avec une photo de Reka qui souffle les bougies d'un gros gateau d'anniversaire avec en toile de fond le fameux lac Titicaca. Mais voila, nous sommes en Bolivie maintenant et on etait prevenus, les connexions Internet et les ordinateurs, c'est plus tout a fait comme au Perou. Donc, pas de photos et pas d'accents pour l'instant, ca reviendra un peu plus tard. En tous cas, Reka etait tres contente que tout le monde (ou presque) ait pense a son anniversaire, y compris pour les nouveaux messages qu'elle est en train de lire a cote de moi sur facebook.

Avant de quitter le Perou, nous avons pris un dernier dejeuner dans le terminal de bus de Puno, en compagnie entre autre d'Amanda, une jeune et jolie Suisse, qui est un peu vegetarienne. Donc, elle avait bien precise qu'elle ne voulait pas de viande dans la soupe, ce que la serveuse avait bien compris. La soupe arrive, on plonge les cuielleres dans la soupe - ce qu'on en sort est toujours une surprise - et ca loupe pas, des morceaux d'os, des bouts de viandes, de peau... Au moins, il n'y avait pas de pattes de poulets. Bref, on appelle la serveuse pour lui dire: "ben flute alors, il y a de la viande dans la soupe, alors qu'on avait dit qu'on en voulait pas, Rrrrr" Et la serveuse de repondre: "Bande d'idiot, c'est pas de la viande, c'est des tripes".

Depuis deux jours, on bronze sur les bords du lac Titicaca, soit disant le plus haut lac navigable sur Terre. Superlatif qui me laisse dubitatif. Des que je trouve un lac un peu plus haut, j'y construit un petit radeau, juste pour faire mentir la legende. Ce qui est sans doute veridique ici. comme nous l'on raconte les gens qu'on a rencontre sur l'Ile du Soleil (lieu de naissance des Inca), c'est qu'une population d'intelligence superieure vit dans le fond du lac, en dehors du temps et de la matiere. Pour le temps, j'espere qu'ils ne s'ennuient pas trop. Mais pour la matiere, tant mieux pour eux, ca leur evite sans doute de se les geler dans le fond du lac. Enfin, il fallait voir nos tetes quand Bernardo, sexagenaire affable et excellent cuisto avec ca, nous a explique qu'une expedition sous-marine avait recemment etabli le contact Patrick Duffy, l'homme de l'Altlantide. C'etait dur de garder son serieux, d'autant plus que Bernardo etait quelqu'un de charmant , d'ouvert et que nous ne voulions vraiment pas le vexer. J'ai espere un instant qu'il se foutait de notre tronche, mais non. Alors on a embraye sur la localisation de l'etoile du Sud, sujet moins polemique.

On a rencontre un bon paquet de touristes sur l'ile du Soleil, tous plus ou moins malades a cause de l'altitude et du soleil. Pour ceux qui connaissent, nous avons evite une queue de renard en
sortant de notre chambre de tres peu.
On va sur l'Isla des Sol en bateau et le retour ne s'achete que sur l'ile... et coute deux fois plus cher que l'aller. Evidemment, si on est pas content, on peut toujours rentrer a la nage.

A part ca un lac aussi grand a presque 4000m d'altitude, ca en jette. En regardant les bancs de truites, on s'est dit qu'on avait beaucoup de chance de pouvoir continuer la ballade a l'heure de faire son cartable. Meme s'il faut bien admettre que la rentree litteraire va me manquer un peu.

Un peu de patience pour les prochaines photos, on espere trouver un Internet un peu plus performant a La Paz.

Nicolas.

Et maintenant qu'on est a la Paz, j'ai pu mettre le lien vers les photos du Titicaca, cliquez ci-dessous

Titicaca